« C’est une révolution dans le monde de la génétique bovine et même dans la génétique animale dans les années à venir », se félicite Claude Grenier, directeur général du groupe Gênes Diffusion lors d’une conférence de presse du 30 avril. Cette innovation ? La GHP, pour génétique de haute performance, destinée aux éleveurs de vaches Holstein.
L’idée est de proposer la génétique la plus adaptée possible en caractérisant précisément chaque élevage grâce à l’analyse du microbiote du troupeau et du contrôle des performances. L’analyse du microbiote donne des informations sur l'élevage et permet de prédire les performances d’un taureau d’un élevage à un autre, explique Gènes Diffusion. Il permet de comprendre pourquoi un reproducteur peut "surperformer" dans une exploitation alors qu’il "sous-performe" dans une autre, ce que l’on appelle communément l’effet troupeau.
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Concrètement, cette nouvelle méthode permet d’ « hyperpersonnaliser » pour chaque élevage les index des taureaux du groupe coopératif en intégrant les interactions entre la génétique et l’environnement. « Cela permet d’identifier le meilleur reproducteur pour chacune des vaches afin d’atteindre vite le plein potentiel du troupeau », explique le directeur général. Le tout grâce à l’utilisation « des dernières découvertes génomiques et métagénomiques ainsi que de l’intelligence artificielle et du big data ».
En adhérant à ce programme, Gènes Diffusion promet un retour sur investissement mesurable dès la troisième année et un bénéfice net moyen de 75 euros par vache laitière et par an. La condition pour y adhérer : avoir 100 % de son troupeau génotypé (une aide de 9 € par vache et 5 € par génisses est proposée).