Abonné

Semence : le Gnis se défend après l’émission Cash Investigation

- - 2 min

Le Gnis (interprofession des semences et plants) s’est défendu le 19 juin après l’émission Cash Investigation, « Multinationales : hold-up sur nos fruits et légumes », la veille sur France 2. Les acteurs de la filière sont « conscients de leur responsabilité pour préserver une diversité des modèles agricoles, une diversité et une qualité de notre alimentation, et participer activement à la préservation de la biodiversité », selon un communiqué. Si le monde évolue, ses habitants et son agriculture aussi, affirme le Gnis qui « naturellement, accompagne ces évolutions ». L’interprofession se dit « ouverte au dialogue avec tous les acteurs, dans toute leur diversité ». Sur son site internet, le Gnis avance par ailleurs de « vraies réponses » sur les thèmes de l’émission comme le manque de goût et de valeur nutritionnelle des tomates, les semences hybrides, les semences anciennes non inscrites au catalogue ou encore la prétendue mainmise des multinationales.

Cash Investigation affirme que « les tomates hybrides ont envahi le marché », avec des produits « bien rouges, à la chair qui résiste aux chocs et dont la conservation permet de survivre aux parcours commerciaux ». Réponse du Gnis : « L’hybridation n’est qu’une technique. Elle n’oriente pas les critères sur lesquels sont sélectionnées les plantes ». Et d’expliquer aussi que pour être inscrite au catalogue officiel, une variété doit « montrer son intérêt agronomique, technologique et environnemental ».

L’émission de France 2 décrit « un marché des semences privatisé qui menace la biodiversité » : les deux tiers des semences vendus dans le monde appartiennent à quatre multinationales (Bayer, Corteva, Syngenta, Limagrain). Beaucoup moins en France, répond le Gnis. D’après ses chiffres, leurs parts du marché national atteint 13 % pour les céréales à paille, 50 % en maïs.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

interprofession
Suivi
Suivre

Quant à la perte d’intérêt nutritionnel des légumes, l’interprofession conteste en citant une étude publiée en 2017 dans la Revue de l’Académie d’agriculture de France : « L’agriculture intensive et la sélection végétale n’ont pas conduit à une grave dégradation des qualités nutritionnelles des aliments de base ».

L’émission de France 2 dénonce un manque de goût et de valeur nutritionnelle des tomates