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Semences certifiées : passe d’armes entre Limagrain et Epis-centre

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L’atelier « semences » organisé le 13 juin dans le cadre du Sommet du Végétal, a donné lieu à quelques échanges vifs – mais courtois – entre François Pignolet (directeur des marchés à la coopérative Epis-Centre) et Jean-Christophe Gouache (directeur de la branche semences en grandes cultures chez le semencier Limagrain), tous deux invités en tribune. Au centre du débat : les semences certifiées. Tout commença avec l’intervention de François Pignolet, en milieu de table-ronde. Le directeur d’Epis-Centre jeta un petit pavé dans la mare en expliquant que la vidéo projetée en ouverture des débats n’était pas totalement représentative de la réalité. Cette vidéo présentait des témoignages d’agriculteurs sur l’utilisation des semences, notamment certifiées. « Il en manque un (témoignage) où l’agriculteur bascule sur les semences fermières », fit remarquer d’emblée François Pignolet. Et de préciser son propos, en réponse à Jean-Christophe Gouache qui, plus tôt dans l’après-midi, avait vanté les mérites des semences certifiées. « On a une très grosse pression de la part de nos agriculteurs,explique François Pignolet, --- ». « Si le prix du blé reste à 90 euros, je ne donne pas cher de la peau des semences certifiées », n’hésite pas à ajouter le représentant d’Epis-Centre. Et de conclure en déclarant que si la sélection variétale a permis à l’agriculteur d’améliorer fortement les rendements entre les années 50 et 80, le constat ne lui paraît pas aller de soi depuis les années 90.

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En réponse, Jean-Christophe Gouache s’est déclaré « certain» que les adhérents d’Epis-Centre avaient besoin du progrès génétique.