Les semenciers Euralis et Caussade ont présenté le 4 septembre Lidea, fruit de leur rapprochement. Ce nouveau poids lourd, à l’échelle du continent européen, ambitionne de croître notamment à l’Est.
« Les deux entreprises sont ancrées territorialement sur la grande Europe, de l’Espagne à la Russie : 80 à 90 % du chiffre d’affaires » de l’une et l’autre proviennent du Vieux Continent. En les additionnant dans Lidea, « on ne change pas de terrain de jeu, mais on a une implantation sur ce terrain beaucoup plus importante, plus fine, plus professionnelle », a expliqué en conférence de presse le directeur général de la nouvelle entité, Pierre Flye Sainte-Marie, qui occupe les mêmes fonctions chez Caussade Semences. Pierre Pages, vice-président d’Euralis, prend, lui, la tête du conseil d’administration de cette structure, née le 1er septembre. Lidea se présente comme une société holding, dont l’actionnaire majoritaire est Euralis. Son portefeuille d’espèces comprend maïs (45 % du chiffre d’affaires), tournesol (24 %), céréales à paille (8 %), colza (5 %), plantes fourragères et couverts végétaux (4 %), soja et sorgho (3 %), légumes secs. Le groupe se positionne comme un leader européen du maïs et du tournesol, deux espèces majeures sur le continent.
Démarrage d’une usine en Russie
Lidea porte « une ambition de croissance », dont « la plus forte » concerne les pays de l’Est, a souligné Pierre Flye Sainte-Marie. À court terme, la Russie apparaît comme une des principales terres de conquête, avec un projet d’usine. « Tournesol, maïs, c’est 98 % de la raison de notre présence en Russie », a-t-il indiqué. Le groupe y construit une usine de semences : « L’objectif est de faire une première petite campagne d’ensachage cet automne, et une première campagne réelle les douze mois suivants. » Ce site s’étendra sur au moins 100 ha, dont une vingtaine allouée à l’usine et aux entrepôts ; 80 ha accueilleront un centre de recherche et de sélection. Capacité de production : 10 000 t. En céréales à paille, autres espèces majeures, Lidea reconnaît avoir « beaucoup de zones à développer » en Europe : il lui reste « des partenariats à trouver pour atteindre la taille critique ».
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Le nouveau groupe veut capitaliser sur les complémentarités des deux semenciers en termes d’espèces, de recherche, d’outils industriels ou encore de marchés. Euralis Semences (chiffre d’affaires : 210 M€) et Caussade Semences (140 M€) disposaient jusque-là de huit sites de production, dont quatre en France, plus la Roumanie, l’Ukraine, l’Espagne, ainsi que dix-sept stations de recherche en Europe, 45 000 ha de production répartis dans cinq pays. Avec quelque 100 M€ de chiffre d’affaires, la France représente le premier marché de Lidea. Interrogé sur les synergies créées par ce rapprochement, Pierre Flye Sainte-Marie a écarté toute conséquence sur l’emploi : « L’objectif, c’est de croître, de faire plus », a-t-il affirmé.
Des complémentarités d’espèces, recherche, outils, marchés