Le plan « Semences et plants pour une agriculture durable », dont une nouvelle version est lancée après celle de 2016, « met tout particulièrement l’accent sur le rôle des semences dans la diversité cultivée », a indiqué 8 novembre le ministère de l’Agriculture. Il vise à « favoriser les couverts végétaux complexes, qui permettent d’accroître la régulation biologique et la résilience des systèmes de culture », selon un communiqué. Cela consiste par exemple à évaluer l’aptitude des variétés à la culture en mélange ou en association d’espèces. Aujourd’hui, l’étape est menée individuellement. Des actions en faveur de la préservation des ressources génétiques vont être renforcées, poursuit le ministère. Il s’agira entre autres de « faciliter le retour sur le marché de variétés anciennes et de poursuivre les engagements en vue d’une conservation durable des ressources génétiques françaises ».
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En ligne avec les objectifs de la stratégie européenne De la ferme à la table, le plan prévoit aussi de renforcer l’évaluation de l’efficacité des variétés à résister aux ravageurs, à utiliser les minéraux du sol et l’eau. Une autre priorité, sur la qualité de l’alimentation, vise à renforcer l’évaluation des critères organoleptiques et nutritionnels (teneur en oméga 3, en protéines, etc.), développer des variétés plus adaptées à l’agriculture biologique. « Afin de pouvoir évaluer toutes ces nouvelles caractéristiques sans augmenter les coûts pour les déposants, il conviendra de s’appuyer sur les technologies d’analyse les plus récentes, telles que l’imagerie, la robotique, l’intelligence artificielle ou la biologie moléculaire », souligne le ministère. Le plan, qui s’inscrit dans la stratégie nationale en faveur des protéines végétales, ambitionne par ailleurs de doper la recherche sur les légumineuses.