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Alors que se poursuit dans l’UE le débat sur la certification et la brevetabilité des semences, la portée économique de la semence de ferme dans l’agriculture est « trop souvent négligée », affirment les trieurs à façon de Belgique, France, Allemagne, du Danemark et du Royaume-Uni qui étaient réunis en assemblée générale au sein de l’European Mobile Seed Association (EMSA), le 29 avril à Peterborough (Angleterre). En Europe, fait valoir leur président, Nigel Day, « plus de la moitié des 57 millions d’hectares de céréales sont cultivés avec des semences de ferme pour une valeur d’auto-production de plus de 500 millions d’euros et pour un marché des semences équivalent à 1,5 milliard d’euros ».
« Alors que la Commission européenne souhaite le développement de l’innovation, elle oublie d’écouter l’avis de toutes les parties prenantes », regrettent les trieurs à façon. « Ce faisant, elle tend à imposer un type de production et des méthodes standardisées, au profit unique des obtenteurs et des entreprises de biotechnologie ». Selon l’EMSA, « il est temps que l’avis des professionnels de l’agriculture soit entendu et que les objectifs d’ancrage de l’agriculture dans les différents territoires et les engagements pris par l’Union en matière de biodiversité soient respectés ».
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