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Semences : l’interprofession fait valoir son « ouverture »

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Promesse issue des Etats généraux de l’alimentatin fin 2017 et inscrite dans le plan de filière Semences et plants, l’« ouverture » de l’interprofession est en place, a fait valoir le 9 décembre Semae (ex-Gnis). C’est « un engagement tenu », a souligné le président François Desprez lors d’une conférence de presse. Deux évolutions le montrent, selon lui. Le conseil d’administration de Semae reflète « la diversité des représentations des agriculteurs », a-t-il soutenu. « Nous avons aujourd’hui, en plus des représentants de la FNSEA, ceux des Jeunes Agriculteurs et de la Coordination rurale. La place réservée à la Confédération paysanne n’est pas occupée. » Par ailleurs, l’interprofession comprend désormais une section Diversité des semences, à laquelle participent « des acteurs de l’utilisation, de l’échange et de la production de semences de variétés anciennes, des variétés de consommation, des amateurs… » Ceux-ci ont « d’autres préoccupations que les professionnels traditionnels de la semence mais nous avons tout de même des sujets d’intérêt commun », a poursuivi François Desprez.

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L’intérêt d’une telle « ouverture », c’est notamment d’« avoir un dialogue apaisé » sur les controversées NBT, les nouvelles techniques de sélection génomique. Le conseil d’administration doit émettre une position sur le sujet, a indiqué François Desprez qui l’espère consensuelle. « Nous ne demandons pas la réécriture de la directive 2001/18 sur les OGM, nous demandons simplement une clarification quant à la classification des produits issus des NBT, a-t-il expliqué. Certaines de ces techniques débouchent sur des produits qui sont des OGM, car elles sont analogues à la transgenèse », mais les produits qui ne sont « pas OGM doivent pouvoir figurer sur l’annexe qui les exempte des obligations » liées à la directive européenne.

Semae reflète « la diversité des représentations des agriculteurs »