Une gouvernance plus large est désormais en place au Gnis (interprofession des semences et plants), qui le 8 octobre a encore émis le souhait de « s’ouvrir à des nouvelles parties prenantes ». Il s’agit de devenir « l’interprofession de toutes les formes et tous les usages de semences et plants », a déclaré le président – reconduit – François Desprez. Le Gnis avait annoncé le 28 août ouvrir la porte à la Confédération paysanne, à la Coordination rurale et aux Jeunes agriculteurs, qui peuvent intégrer le conseil d’administration suite à un décret. C’est chose faite pour les JA. La CR et la Conf' n’ont « pas encore désigné leur représentant », selon lui. Reste au nouveau conseil d’administration à prendre contact avec les trieurs à façon, les réseaux de semences paysannes et fermières pour définir les modalités de leur participation au Gnis, a indiqué François Desprez. Cette « ouverture » de l’interprofession s’est déjà traduite par des travaux sur la bio auxquels ont été conviés notamment l’Itab (institut), la Fnab (producteurs), a signalé le vice-président Pierre Pagès.
Plus largement, le Gnis manifeste aussi la « volonté d’une ouverture vers la société ». L’interprofession a un rôle à jouer pour « améliorer l’image de l’agriculture », d’après François Desprez : c’est un secteur parfois attaqué sur des sujets comme le traitement de semences, le mode d’obtention. « Elargir notre interprofession, la rendre plus représentative, crée du consensus autour des métiers de la sélection végétale et la production de semences », considère-t-il. Des tensions semblent pourtant inévitables à propos notamment des nouvelles techniques d’amélioration des plantes (NBT). « L’accès à l’innovation sera majeur dans la transition agro-écologique », selon Pierre Pagès. Un avis qui ne fait pas l’unanimité.
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Réunir « toutes les formes et tous les usages » de semences