Les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 11 décembre à Bruxelles, ont fait le point sur l’état d’avancement de leurs discussions sur les propositions de réforme de la législation sur le matériel végétal et forestier de reproduction, présentée par la Commission européenne en juillet. À ce stade, un examen technique du texte a été mené et les échanges entre les experts des États membres ont seulement porté sur les premiers articles de la réglementation qui prévoit la refonte de l’ensemble de la législation européenne sur la production et la commercialisation des semences. L’objectif est de mettre à jour et de simplifier les règles actuelles, dont certaines datent de plus de cinquante ans, mais aussi de les adapter aux nouvelles exigences de durabilité et au changement climatique.
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À l’instar du Français Marc Fesneau, de nombreux ministres (Bulgarie, Italie, Luxembourg…) ont insisté sur la nécessité d’accorder de la flexibilité au secteur des fruits et légumes pour lequel l’évaluation obligatoire de la durabilité agronomique pourrait constituer une charge administrative excessive. Autre sujet de vigilance pour les Vingt-sept : les conditions dans lesquelles les agriculteurs pourront continuer à échanger leurs semences en étant exemptés des obligations de la réglementation. « Il y a encore beaucoup de travail à mener sur ce point », a notamment prévenu la ministre croate Marija Vučković.
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Au Parlement européen aussi les travaux ne font que débuter. L’Italien Herbert Dorfmann (droite), désigné rapporteur du texte, vient de présenter son projet de position qui sera débattu dans les prochains mois.