Lors de sa conférence de presse annuelle du 5 novembre, le président de l’UFS (semenciers français), Olivier Paul, a fait part de sa crainte de voir la France perdre sa première place d’exportateur mondial de semences de grandes cultures, et ce « dès l’an prochain ». L’une des raisons est la complexification du contexte géopolitique, engendrant une intensification de la concurrence internationale, et la perte de débouchés, notamment russe. Pour rappel, la Russie adopte une politique ambitieuse de développement de son industrie semencière afin de renforcer son autosuffisance alimentaire, via un programme de subventions massives, mais aussi via la fermeture de son marché aux importations. Les débouchés africains et ukrainiens sont également chahutés. En termes de production française, les rendements sont corrects cette année, mais ne suffiront pas à redresser sur le long terme la filière.
Afin de pallier ces défis et au manque de compétitivité du secteur français, l’UFS a rappelé ses diverses demandes, incluant, entre autres, la sécurisation du crédit d’impôt recherche (CIR), et l’adoption d’un texte réglementant l’usage des NGT en Europe, prévu pour la fin de l’année. Concernant le CIR, l’UFS espère que les aides à l’embauche de jeunes docteurs tout comme celles attribuées aux brevets et aux certificats d’obtention végétale seront restituées. L’organisation espère aussi des avancées au sujet du projet de règlement européen PRM (Matériel de Reproduction des Végétaux), visant à définir et à harmoniser au niveau européen les conditions d’inscription des nouvelles variétés, de production, de certification et de mise en marché des semences. « La finalisation de l’analyse par le conseil européen du projet de texte est prévue pour fin 2025, afin de pouvoir commencer le trilogue », a précisé Rachel Blumel, sa directrice générale.
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L’UFS espère des avancées quant au projet de règlement européen PRM
KC