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Semis de printemps : plusieurs cultures annoncées en retrait

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Le ministère de l’Agriculture a publié des premières prévisions de surfaces françaises pour le printemps 2026. L’AGPM affine ses prévisions pour le maïs grain, tablant sur un effritement de 10 % à 15 %.

Les prévisions d’assolements de grandes cultures françaises pour le printemps 2026 se précisent. Bon nombre d’entre elles devraient reculer par rapport à 2025. Un dénominateur commun justifiant cet effritement semble se dégager : la faiblesse des cours, pénalisant leur rentabilité. Ajoutons à cela le contexte actuel de hausse des coûts de production.

Mention spéciale à la reine des cultures hexagonales de printemps en surface : le maïs (grains). Contacté par Agra Presse, l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) a expliqué tabler sur un repli de la sole nationale 2026 de 10 % à 15 % par rapport à 2025, qui s’élevait à 1,5 Mha environ selon le ministère de l’Agriculture. Les raisons de ce décrochage sont multiples. Une première est la progression des surfaces de céréales d’hiver, d’environ 300 000 ha par rapport à l’an dernier. Une deuxième, plus inquiétante : les trésoreries des producteurs sont en grande souffrance. Les cours de la graine jaune sur Euronext sont assez bas. Dans le même temps, « les charges d’implantations sont plutôt élevées, le tout couplé à la hausse des prix du gaz, de l’engrais et du GNR », précise l’association spécialisée. Ce qui lui fait dire « l’urgence de débloquer les moyens de production, d’avancer sur le stockage de l’eau et d’aider à la trésorerie sans tarder », sous peine d’accentuer les difficultés de la filière. La baisse des assolements de maïs ne serait pas homogène sur le territoire français. Les reculs les plus importants se rencontreraient « en région Centre, dans le Sud-Ouest ou encore en Poitou-Charentes, pouvant atteindre 20 % et parfois plus », précise l’AGPM.

Orges en berne

D’autres cultures semées au printemps devraient voir leurs surfaces reculer. Dans son rapport du 14 avril, le service de statistique du ministère de l’Agriculture estime que celles d’orge de printemps tomberaient à 501 000 ha cette année, soit une chute de 16 %. De leur côté, les surfaces de pommes de terre de conservation et demi-saison (hors primeurs) et de betteraves se replieraient de 5 % environ, à respectivement 180 000 ha et 379 000 ha. Les cours de ces cultures s’avèrent également peu rémunérateurs. Bien entendu, toutes les prévisions évoquées sont provisoires, et pourront évoluer dans les prochaines semaines.

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Certaines espèces pourraient tirer leur épingle du jeu. Lors d’une visioconférence de presse suivant le conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer tenue le 15 avril, Benoît Piètrement, son président, évoque « une possible hausse de la sole de tournesol ». Mais la mise en jachère de parcelles n’est pas non plus à exclure selon lui, surtout si le conflit au Moyen-Orient venait à durer.

Possible hausse de la sole de tournesol, évoque Benoît Piètrement de FranceAgriMer

KC