Importateur et logisticien spécialisé dans les produits appertisés à destination des industriels et des restaurateurs, Sépal, à Laval, regrette l'attitude de la grande distribution à l'heure d'une certaine déflation du prix des matières premières.
Intervenant en amont de la chaîne de production agroalimentaire, fournisseur de produits appertisés, pasteurisés ou aseptiques pour des industriels et des professionnels de la restauration, Sépal importe des tomates, des olives, du thon ou des fruits en différents conditionnements. « En fûts ou en poches, nous fournissons les industriels de l'agroalimentaire spécialisés dans les plats cuisinés, les salades, les sandwichs et plus généralement le snacking », indique Jean-Yves Roullier, le dirigeant. Sépal dispose d'un entrepôt de stockage de 7 500 m2 à Laval, où se trouve son siège, ainsi qu'un autre entrepôt à Bourg-en-Bresse. L'entreprise emploie 21 personnes et réalise 47 M€ de chiffre d'affaires.
LA HAUSSE DES MATIÈRES PREMIÈRES IGNORÉE PAR LA GMS
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42 000 tonnes de produits sont livrées chaque année depuis les plateformes. La France représente 95 % du marché de Sépal, avec des produits en provenance d'Italie, d'Espagne, Portugal, Thaïlande, Pérou, Madagascar et Equateur. « Le marché du snacking est porteur en France », constate Jean-Yves Roullier venu rencontrer les professionnels de l'agroalimentaire au Carrefour des fournisseurs de l'industrie agroalimentaire (Cifa) à Rennes début mars. Son entreprise apporte des ingrédients prêts à assembler, adaptés aux conditions et aux besoins des industriels. Seul problème : alors que le prix des matières premières subissait une forte inflation ces dernières années, la grande distribution a appliqué une pression aux industriels pour ne pas augmenter leurs prix, afin de conserver des prix bas en magasin. Pression que l'entreprise a subit également, par effet rebond, en début de chaîne. « Les hausses du prix des matières premières n'ont jamais été répercutées par les GMS », remarque Jean-Yves Roullier. « Elles ont maintenu leur politique de prix bas à destination du consommateur. Maintenant que les prix des matières premières baissent, la grande distribution ne bouge toujours pas », se désole-t-il, regrettant qu'il n'y ait pas plus de travail commun entre les industriels et la grande distribution.