Ce sont des pénalités de 338,7 millions d’euros que devront acquitter sept Etats membres pour un dépassement global de 1,2 million de tonnes de leur quota laitier au cours de la campagne 2007/08 (avril à mars). Les dérapages les plus importants sont à mettre au passif de l’Italie et, dans une moindre mesure, de l’Allemagne.
Comme chaque année, l’amende la plus importante, 160,6 millions d’euros, incombe à l’Italie qui enregistre un dépassement de 5,6 %, soit 577 000 tonnes de plus que son quota (10,22 millions de tonnes). La facture est également élevée pour l’Allemagne qui écope d’une pénalité de 101 millions d’euros. Mais le volume du dépassement (365 516 tonnes) demeure marginal par rapport au quota global alloué au premier producteur laitier européen (28 millions de tonnes). Les autres dépassements sont le fait de Chypre ( 5 560 tonnes, 1,54 million d’euros), de l’Autriche (84 600 tonnes, 23,5 millions d’euros ), de l’Irlande (40 000 tonnes, 11,1 millions d’euros), des Pays-Bas (142 000 t, 39,5 millions d’euros) et du Luxembourg (1 940 tonnes, 541 000 euros).
Quant aux vingt autres Etats membres, ils ont produit 3 millions de tonnes de moins que leur quota. Cela signifie donc que, globalement, la totalité des livraisons aux laiteries des Vingt-sept est restée inférieure de quelque 1,8 million de tonnes au quota disponible 2007/08 de l’UE-27 (139,6 millions de tonnes réparties en 1 050 000 quotas individuels).
En ce qui concerne les quotas « ventes directes aux consommateurs » (3,4 millions de tonnes), seuls Chypre, le Luxembourg et les Pays-Bas ont signalé des dépassements. Ceux-ci se montent au total à 4 673 tonnes et donnent lieu à un prélèvement de 1,3 million euros, dont 92 % sont à acquitter par les Pays-Bas.
Compte tenu d’une progression sensible de la demande de produits laitiers, les Vingt-sept ont procédé à une augmentation de 2 % des quotas à partir du 1 er avril 2008. Dans le cadre du bilan de santé de la PAC, la Commission européenne a proposé de relever les quotas d’un point de pourcentage par an entre la campagne 2009/2010 et la campagne 2013/2014 afin de préparer le marché à la disparition des quotas prévue en 2014/15.