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Séquestration de carbone : la rotation des cultures et le bio, pratiques les plus vertueuses

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La rotation ou la diversification des cultures, l’expansion des cultures de couverture et la conversion à l’agriculture biologique sont les trois pratiques agricoles qui contribuent le plus à l’atténuation du changement climatique, conclut une étude du 22 novembre de la Commission européenne évaluant le potentiel d’atténuation de 19 des plans stratégiques de la Pac. Ces trois mesures représentent, à elles seules, 78 % du potentiel total d’atténuation des plans estimé à 31 millions de tonnes de CO2. Les auteurs notent, en outre, une contribution positive potentielle à la protection des puits de carbone existants, évaluée à 29 millions de tonnes de CO2 par an dans les 19 plans stratégiques examinés. En ce qui concerne les instruments de la Pac, les éco-régimes représentent 38 % du potentiel d’atténuation estimé, les engagements en matière d’environnement et de climat dans le cadre du développement rural 30 % et la conditionnalité 27 %. Alors que le groupe d’experts mis en place par la Commission européenne est en train de finaliser une liste des méthodologies reconnues pour la séquestration de carbone agricole, l’association d’agriculture bio Ifoam lui recommande de réviser son projet de proposition afin qu’elle récompense également les agriculteurs pour le maintien des puits de carbone existants.

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