La commission des finances du Sénat présentait ce mercredi 17 juillet un bilan très critique du dispositif public de soutien aux exportations françaises. Il dénonce la dispersion des moyens et le chevauchement des compétences des divers organismes qui oeuvrent pour le soutien des exportations agricoles et agroalimentaires. Ministères de l’Economie, de l’Agriculture, Sopexa, FranceAgriMer, Ubifrance, sans compter les régions et chambres de commerce « se marchent sur les pieds », note Christian Bourquin, l’un des quatre rapporteurs de cette étude. Le rapport dénonce même « une concurrence destructrice entre Ubifrance et Sopexa ». Les sénateurs osent espérer alerter les pouvoirs publics pour qu’ils mettent en place un pilotage plus cohérent et une stratégie concertée dans les dispositifs d’aide à l’exportation. Ils plaident, au minimum, pour une coordination entre les structures chargées de la promotion de nos ventes à l’étranger. L’idéal serait « d’aller vers un opérateur unique, placé sous la double tutelle des ministères de l’Economie et de l’Agriculture ». Les rapporteurs ne se bercent pas d’illusion et ne cachent pas « qu’il faudra « tailler à la hache, pour rendre plus lisibles par les PME et TPE les dispositifs d’aide publiques, dans lesquels les dirigeants sont incapables de s’orienter». Des recommandations qui vont dans le même sens que celles remises, fin juin, à la ministre du Commerce extérieur, par les députés Alain Bentejac et Jacques Desponts. La redondance de ces structures est depuis longtemps pointée du doigt, mais les remèdes préconisés sont peu appliqués. Il y a pourtant urgence, l’excédent des échanges extérieurs des IAA ne cesse de se réduire, et les carnets de commande pour le premier trimestre 2013 sont « peu étoffés», selon les chefs d’entreprises.
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