Dans le cadre d’un groupe de travail sur les avancées de l’électrification en France qui doit rendre ses travaux le 3 avril à Bercy, Légumes de France (FNSEA) a présenté des premières préconisations le 3 mars. Pour le syndicat, avec une consommation actuelle de 3,4 TWh de gaz (moitié pour le chauffage, moitié pour la production d’électricité), la production de légumes sous serres chaudes offre des possibilités de transfert d’usage des énergies carbonées vers celles décarbonées.
L’électrification de la filière permettrait d’économiser 700 000 t d’équivalents CO2 par an, selon Légumes de France qui a présenté les deux freins principaux actuellement rencontrés par les opérateurs. D’une part, ceux-ci se heurtent à d’importants problèmes de raccordement. Pour cela, le syndicat propose de lever le blocage réglementaire qui empêche que le même point de raccordement électrique permette l’injection, le soutirage, et l’hybridation du courant. Légumes de France demande aussi la fin du dogme du « premier arrivé, premier servi » en priorisant les dossiers pour accélérer la procédure de raccordement.
D’autre part, le niveau des droits d’accises sur l’électricité. Légumes de France prône un alignement sur « les autres activités industrielles énergo-intensives » (0,50 € du MWh) : « Ceci serait budgétairement neutre pour l’État, la fédération ayant obtenu récemment l’abaissement du droit d’accise gaz de 16,39 à 0,54 € du MWh pour l’ensemble des consommations de gaz maraîchère. » Le syndicat espère aussi une planification des infrastructures (gisements énergétiques, chaleur fatale, géothermie…) pour les installations serristes et l’aide au maintien des cogénérations maraîchères déjà installées.
PG