Grâce à des contacts noués au cours du dernier Sial, Sibell va se lancer en 2008 sur le marché israélien de la chips « casher ». Un effet d’aubaine qui va permettre au spécialiste provençal de la chips d’augmenter de 1,6 million d’euros son chiffre d’affaires sur l’exercice… et lui servir de tremplin pour attaquer de nouveaux marchés, notamment celui de l’Amérique du Nord. La PME ne relâche pas pour autant ses efforts dans l’Hexagone : 3,5 millions d’euros vont être investis cette année sur son site industriel d’Aubagne et sa marque de snacks « Sibell ours » devrait finir par faire son apparition en linéaires cette année.
C’est la baraka. En 2008, grâce à un effet d’aubaine, Sibell compte passer à la vitesse supérieure sur le circuit export. Le spécialiste provençal de la chips va l’an prochain se lancer sur le marché israélien… et devrait d’emblée y réaliser 1,6 million d’euros de chiffre d’affaires, soit 10 % de ses facturations actuelles ! Seul producteur français de chips certifiées « casher », Sibell produit déjà 60 % des volumes écoulés dans l’Hexagone sur ce marché de niche. Sa marque « Lucky chips », positionnée sur le même créneau, est également présente de longue date en Grande-Bretagne. Ces expériences permettent à la société de revendiquer un certain savoir-faire pour aborder le marché israélien des produits estampillés « casher ».
Le Sial a porté ses fruits
Tout est parti du Sial : Gilles Benkemoun, directeur commercial de Sibell, a profité du salon pour prendre contact auprès de la mission franco-israélienne, et de fil en aiguille, – et après un voyage sur place –, a finalement obtenu d’importants débouchés. « Le marché israélien est peu prospecté, explique le dirigeant, mais pourtant, vu que peu de moyens de production y sont disponibles, il y a un fort besoin d’importation». Le lancement en Israël de ses produits sous ses marques « Lucky chips » et « Sibell » « devrait leur donner une certaine renommée et servir de tremplin pour approcher d’autres pays », espère-t-il. Celui qui s’est lancé sur le marché de l’international « au départ juste pour parler d’autres langues » réalise qu’il tient là un réel relais de croissance. L’objectif est d’ores et déjà fixé : exporter sur le continent Nord-américain d’ici la fin 2008. Pour Sibell, la chips « casher » fait figure de levier pour prendre pied en Amérique. Car la société provençale commercialise d’ores et déjà des chips conventionnelles en Italie, Allemagne, Belgique, et vient de décrocher grâce au Sial des contrats en Algérie, au Maroc, ainsi qu’en Afrique du Sud.
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3,5 millions d’euros investis à Aubagne
Pour autant, son activité dans l’Hexagone n’est pas délaissée. Alors que l’exercice 2006 de sa société vient d’être marqué par un investissement d’1,5 million d’euros pour l’installation d’une nouvelle ligne de production dédiée aux snacks, Gilles Benkemoun annonce de nouveaux engagements pour accroître les capacités de production de Sibell. Son site industriel, basé à Aubagne, va s’enrichir d’une nouvelle ligne de production de tuiles de pommes de terre, d’un coût de 3 millions d’euros. 500 000 euros vont également être consacrés à l’acquisition d’une machine permettant de produire des chips « light ». Le nombre de lignes sera ainsi porté à 6, et sa capacité de production passera de 8 000 à 9 500 tonnes par an : 500 tonnes de tuiles additionnées aux 1 000 tonnes supplémentaires de snacks et de chips de crevettes. Un volume commercialisé à 70 % sous MDD, bien que « le développement de la marque « Sibell » reste une priorité pour Gilles Benkemoun. Au rayon des snacks, la signature « Sibell ours », en gestation depuis quelques années, devrait ainsi faire son apparition d’ici fin 2007. Et côté industriel, la société dispose encore d’un terrain mitoyen à son site pour « pousser les murs ». Avec un chiffre d’affaires qui devrait cette année friser les 20 millions d’euros, Sibell a décidément toutes les cartes en main pour faire encore parler d’elle…