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Chips/Stratégie Sibell se met au bio

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Spécialisée sur des segments de niche, Sibell va lancer en octobre prochain une nouvelle gamme de chips biologiques sous MDD et sous sa propre marque. Déjà certifiée Ecocert depuis 2001, la société compte en produire 200 tonnes annuellement d’ici deux ans. Parallèlement, Sibell développe fortement sa présence à l’international. Prochaines cibles : les marchés israélien et américain. Sibell envisage de réaliser 13% de ses ventes à l’export d’ici deux à trois ans, contre 5 à 6% en 2007. Son chiffre d’affaires devrait atteindre 23 millions d’euros, cette année.

Née en 2002 de l’acquisition de Sibell par Delichips, l’entreprise provençale Sibell mise sur les chips de spécialités : aromatisées, allégées en sel, en matière grasse, casher… Et bientôt le bio. D’ici octobre 2008, la société prévoit de lancer une nouvelle gamme de chips bio sous sa propre marque et sous MDD. C’est une vieille ambition de l’entreprise. « En 2001, nous souhaitions déjà lancer des chips biologiques mais les matières premières étaient trop cher. C’est toujours le cas, mais le marché peut répondre positivement. Nous prenons le risque. Nous venons de trouver notre fournisseur pour l’huile de tournesol biologique, il ne nous reste plus que les pommes de terre », précise Gilles Benkemoun, directeur commercial et fils du fondateur Charles Benkemoun. Déjà certifiée Ecocert, Sibell prévoit de réaliser une production de 200 tonnes annuellement d’ici deux ans. C’est le succès de sa chips bleue, préparée avec des pommes de terre Vitelotte, naturellement bleues, qui a favorisé la décision de l’entreprise de se lancer dans la production biologique.

Casher aux Etats-Unis

C’est une année 2008 qui débute pleine de projets pour Sibell. Outre le développement de ses gammes, la refonte de son identité visuelle et de ses packagings réalisée en début d’année, l’entreprise située à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, confirme sa volonté de se développer à l’export. Présente en Allemagne et depuis fin 2007 en Espagne, à Malte et en Italie, l’entreprise a également mis un pied au Mexique, en Suisse, en Belgique, en Afrique du Sud et à La Réunion au début de l’année 2008. Elle est également en cours de négociation avec des clients israéliens pour leur proposer ses gammes sous trois marques Sibell, Lucky Chips (chips casher vendues en Grande-Bretagne) et Quality Chips, une vieille marque non utilisée restée dans les tiroirs de l’entreprise qui la réveille pour l’export. Alors qu’elle a réalisé, en 2007, 5 à 6% de ses ventes à l’export, Sibell envisage d’augmenter cette part à 8% en 2008 et à plus de 10% si les négociations israéliennes aboutissent. D’ici deux à trois ans, ce taux devrait atteindre 13%, grâce notamment à un développement envisagé aux Etats-Unis. « Le seul moyen de mettre un pied aux Etats-Unis, alors que Lay’s (la marque de PepsiCo ndlr) y est fortement implantée, est de proposer des chips casher », explique Gilles Benkemoun, qui attend le prochain salon casher aux Etats-Unis à la fin de l’année pour nouer des contacts.

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Réduire les MDD au profit de sa marque

Suite à des investissements de 1,5 million d’euros en septembre 2007 et de 2,5 millions d’euros début 2008, sa capacité de production atteint désormais 9 000 tonnes et sa surface de stockage a plus que doublé passant à 9 000 mètres carrés. Aucun investissement supplémentaire n’est programmé pour le moment à moins que les marchés répondent positivement et nécessitent d’augmenter de nouveau sa capacité de production.

En 2007, Sibell a enregistré un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros, en progression de 14% par rapport à 2006, dont 70% sous MDD. « Nous souhaitons réduire cette part à 50% et développer plus avant notre marque Sibell », précise le directeur commercial. La société prévoit des ventes de 23 millions d’euros en 2008, avec un volume commercialisé de 8 000 tonnes. La société dit occuper 14 % en valeur du marché national des chips et des snacks, derrière Lay’s, Vico et Bret’s.