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Cartographier les sols Signature de la 2e convention

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Les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie, l’Inra, l’Ademe et l’IRD ont signé le 16 mai le renouvellement de leur travail commun sur les sols de France. Cette coopération avait démarré en 2001 dans le cadre du GIS (groupement d’intérêt scientifique) « Sol ». Elle est reconduite pour cinq ans. Objectif : cartographier l’ensemble des sols agricoles.

Le travail du GIS Sol a permis de cartographier 63 % du sol français. L’ambition est d’arriver à 100 % à la fin du programme quinquennal. L’objectif de la convention entre les cinq organismes est de constituer une base de données sur les sols et le suivi de leur qualité. Par exemple, il est possible maintenant de mesurer la perte progressive de teneur en matière organique des sols, perte qui accroît les émissions de CO2 et risque à terme de réduire leur potentiel agronomique, selon Dominique Arrouays, chercheur à l’Inra.

Un patrimoine non renouvelable

Autre type de données intéressantes : les zones de contamination des sols par le plomb, du fait de la pollution automobile, sont clairement identifiées. Salinisation, érosion, inondations, artificialisation des sols sont des données désormais disponibles. La migration des eaux dans le sol, le stockage du carbone, le patrimoine génétique, sa capacité à produire de la biomasse, autant de fonctions du sol qui sont évaluées et surveillées de près par de nombreux organismes. L’imperméabilisation des sols par le bétonnage devient un sujet d’inquiétude, pour ce patrimoine non renouvelable qu’est le sol, ont relevé Dominique Arrouays et Alain Moulinier, directeur général de la forêt et des affaires rurales du ministère de l’Agriculture.

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Les 250 000 analyses de terres réalisées chaque année, majoritairement demandées par les agriculteurs pour gérer au mieux la fertilisation, sont regroupées dans une banque de données, et réutilisées dans un cadre plus vaste, par les agences de bassin, les instituts techniques, le ministère de l’Écologie, etc.

La reconduction de la convention a été signée par les présidents des organismes tels que l’Inra, l’Ademe, l’IRD, et les représentants des ministères concernés, dont Alain Moulinier.