Les professionnels du secteur viticole se veulent « vigilants » après l'annonce le 8 mars par le commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan, selon laquelle la Commission reverra sa méthode de travail de simplification de la législation viticole communautaire. Les vignerons « craignent surtout que le projet de simplification ouvre une nouvelle étape vers la libéralisation des vins sans indication géographique (VSIG) en Europe », a indiqué la Cnaoc (Confédération nationale des appellations viticoles) le 21 mars.
Les organisations professionnelles viticoles demandent aux États membres de « travailler ensemble et d’élaborer une position commune à destination des services de la Commission ».
Les inquiétudes des vignerons ont été relayées depuis le début de l’année par l’ensemble de la filière européenne viticole : Efow (appellations), Copa-Cogeca, Cevi (Vignerons Indépendants), Arev (régions européennes viticoles). Au Parlement européen, ce sont les députés de la commission « agriculture » qui ont lancé le 23 février la contestation lors d’un échange sur le thème de la simplification viticole, mené notamment par les eurodéputés Éric Andrieu et Michel Dantin.
Les premiers projets de texte présentés par la DG agri visaient à remplacer plusieurs règlements européens en lien avec la règlementation vitivinicole européenne (politique de qualité, mentions traditionnelles, étiquetage etc.). Mais « ils passaient sous silence de nombreuses dispositions essentielles de la législation actuelle comme l’interdiction faite aux VSIG de faire référence à une origine géographique plus petite que l’État membre ».
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