La crise de l’élevage, bien que la présidence néerlandaise du Conseil n’en ait pas fait un sujet de discussion formel, le bien-être animal et les négociations commerciales internationales sont à l’ordre du jour de la réunion du 15 février des ministres de l’agriculture de l’UE.
Pour leur premier Conseil sous la présidence des Pays-Bas, le 15 février à Bruxelles, les ministres de l’agriculture de l’UE traiteront de la crise agricole, de l’élevage au premier chef, au cours d’un déjeuner de travail – destiné surtout à préparer un débat plus approfondi lors de leur réunion suivante, le 14 mars – ainsi qu’à l’occasion de « points divers » demandés par la Pologne (lait et porc) et par l’Italie (lait et légumes). La France, elle, devrait mettre ces discussions à profit pour faire valoir les propositions contenues dans un mémorandum qu’elle a transmis le 4 février à ses partenaires (1).
Dans leur programme de travail initial, les Néerlandais ne prévoyaient d’aborder ces questions que lors du Conseil du 11 avril.
Recherche, résistance aux antibiotiques, peste porcine africaine
Les Pays-Bas ont, en revanche, inscrit à l’ordre du jour formel du 15 février une discussion sur une plateforme de l’UE sur le bien-être animal dont, avec l’Allemagne, la Suède et le Danemark, les Pays-Bas préconisent la création.
De son côté, la Commission européenne fera le point sur les négociations commerciales internationales (2) ainsi que sur sa stratégie à long terme pour la recherche agricole (3).
Enfin, en « points divers », la présidence présentera son programme de travail pour le semestre (4) ainsi que les résultats de la conférence qu’ils ont organisée à Amsterdam sur la résistance aux antibiotiques (5), tandis que la Pologne reviendra sur la peste porcine africaine (6).
Une organisation des travaux critiquée
Lors de la préparation de cette session du Conseil, plusieurs États membres au sein du Comité spécial agricole (Espagne, Portugal, Italie…) ont considéré qu’il est malvenu de consacrer un débat formel au bien-être animal et seulement un déjeuner de travail à la situation des marchés agricoles. Certains, dont la France, avaient même soulevé la question devant le Comité des représentants permanents des Vingt-huit (Coreper).
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Si des États membres, comme l’Irlande, jugent bienvenues les mesures mises en œuvre par la Commission face à la crise de l’élevage, d’autres (Espagne, Portugal, France) estiment qu’elles se révèlent finalement insuffisantes.
Les difficultés du secteur des fruits et légumes ont également été évoquées par certains (Espagne, Italie, Portugal…), qui ont mis notamment en cause les importations de tomates du Maroc. Interpellée récemment par les producteurs espagnols, la Commission a indiqué qu’elle n’envisageait pas de réviser l’accord avec Rabat sur la réglementation de ces importations (7).
(1), (2) et (5) Voir même numéro
(3) Voir n° 3531 du 01/02/16
(4) Voir n° 3527 du 04/01/16
(6) Voir n° 3532 du 08/02/16
(7) Voir n° 3455 du 07/07/14