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Perspectives Situation plutôt favorable pour les agriculteurs européens d’ici 2020

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A l’exception des secteurs de la viande bovine et ovine, l’agriculture européenne devrait se porter plutôt bien d’ici la fin de la décennie, si l’on en croit un rapport publié par la direction générale de l’agriculture de la Commission européenne. Avec les précautions d’usage concernant d’éventuelles évolutions politiques imprévues (Pac, budget européen, OMC) et les aléas liés au marché, les experts de l’Union estiment que le revenu pourrait progresser de 20 %, avec des différences notables entre les anciens Etats membres (+ 10 %) et les nouveaux venus (+ 45 %). Cette évolution positive s’accompagnerait d’une baisse du nombre d’actifs.

Les perspectives d’ici 2020 apparaissent très positives pour les marchés céréaliers et les oléagineux. La production céréalière se situerait à près de 313 millions de tonnes en 2020 dans l’UE-27, soit une hausse de plus de 11 % par rapport à 2010. La consommation de l’Union serait en forte hausse en raison de la croissance des débouchés bioéthanol et biomasse (26 millions de tonnes contre environ 9 millions en 2010). En revanche, les exportations, qui ont été supérieures à 27 millions de tonnes en 2009 et 2010 en raison de la flambée des prix, retomberaient à environ 22 millions de tonnes au cours des neuf prochaines années. La production d’oléagineux connaîtrait aussi une augmentation constante à partir de 2012 pour s’établir à 33,3 millions de tonnes en 2020 ( + 11 %). Mais la consommation intérieure étant prévue à près de 50 millions de tonnes, l’UE resterait très largement tributaire des importations, en particulier pour nourrir son bétail. En 2020, selon le rapport de la Commission, l’UE compterait 58,3 millions d’hectares de céréales et 11,1 millions d’hectares d’oléagineux, soit une hausse de respectivement de 3,5 % et 1,8 %.

Filières ovine et bovine en demi-teinte
Les perspectives sont en revanche plus nuancées pour le secteur de la viandes dont la production augmenterait modérément (+ 4 %) sur la période pour atteindre 44,4 millions de tonnes en 2020. La tendance à la baisse de la production de viande bovine devrait se poursuivre. La production devrait s’élever à seulement 7,3 millions de tonnes, (7,9 millions en 2010) et les importations devraient s’accroître sensiblement pour couvrir la consommation (7,9 millions de tonnes). Les conditions seraient également peu favorables pour la production ovine et caprine qui s’établirait à 765 000 tonnes (847 000 tonnes en 2010). Comme pour la viande bovine, les importations resteront essentielles pour assurer les besoins intérieurs. Les perspectives sont en revanche très positives pour le porc. La production (23,6 millions de tonnes) progresserait de 6,3 % par rapport à 2010. L’évolution serait également favorable pour le secteur de la volaille, avec une production de 12,4 millions de tonnes (+ 6,8 % par rapport à 2010). Enfin, les livraisons de lait sont prévues en hausse de 5 % d’ici 2020. Selon les experts de l’UE, la fin des quotas en 2015 n’aurait qu’un impact modeste au niveau de la collecte. L’Europe tirerait particulièrement bien son épingle du jeu pour les fromages et les produits frais, avec des augmentations de production de respectivement 10 % et 8 % d’ici 2020. L’UE maintiendrait une part de marché de 30 % des échanges internationaux pour les fromages, mais perdrait du terrain pour la poudre de lait (21 % en 2020 contre 24 % en 2009).

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