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Il n’est pas étonnant de voir le président de la FNSEA Xavier Beulin affirmer ses réticences à l’égard du vote extrême et principalement, c’est le cas aujourd’hui, de la poussée Front National à l’élection présidentielle. La présidente du Medef, Laurence Parisot avait elle-même évoqué son hostilité à l’égard du FN récemment, en y consacrant l’essentiel d’un livre. La société civile s’est, de tout temps, méfié des extrêmes sauf lorsque, plus rarement, elle les incarnait. Comme le poujadisme des petits commerces à la fin des années cinquante. On n’en est plus là.
Les organisations professionnelles se méfient des extrêmes car ils représentent l’imprévisible, le pouvoir irraisonné, la négation des corps intermédiaires, la décision plus motivée par de la démagogie ou du dogmatisme que concertée avec les représentants des intérêts économiques.
Au contraire, les questions agricoles, pour citer celles-ci, impliquent de la concertation, tant avec les organisations représentatives qu’avec celles qui représentent les différents types d’acteurs (producteurs, intermédiaires, distributeurs). A cet égard, la réaction des investisseurs boursiers au lendemain du premier tour de l’élection française, est autant une réaction aux incertitudes européennes qu’une poussée de fièvre face au résultat de la gauche en France. La déstabilisation des Pays Bas (provoquée d’ailleurs par l’extrême droite) a autant joué que… le résultat de Hollande. De fait, les milieux économiques n’aiment pas les extrêmes. Cela devrait faire réfléchir ceux qui veulent s’en inspirer.
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