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Inauguration Sofiprotéol investit dans la combustion des coques de tournesol

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Sofiprotéol, le groupe industriel et financier de la filière oléoprotéagineuse française, investit dans la combustion des coques de tournesol. Il a inauguré le 24 septembre au port de Bassens (Gironde) une chaudière biomasse et la plus grande unité européenne de décorticage de tournesol, en présence de Philippe Martin, ministre de l’Écologie.

Le groupe industriel et financier des oléoprotéagineux vient d’investir conjointement dans un système qui valorise le tournesol en retirant la partie la moins digestible pour le bétail, à savoir la cellulose, contenue dans la coque de la graine, et dans une chaudière à biomasse qui brûle ces coques.
La construction d’une unité de décorticage, « la plus grande d’Europe », permet de séparer l’amande des graines de tournesol de leur coque. La nouvelle chaudière biomasse brûle les coques pour produire la vapeur nécessaire aux ateliers de production.
 
Des tourteaux plus concentrés en protéines
Chaque année, le site de Bassens transforme 650 000 tonnes de graines oléagineuses (tournesol et colza). Le décorticage des coques de tournesol permet de produire un tourteau plus dense en protéines : il contient 36% de protéines, contre 29% sans décorticage, et 19% de cellulose, contre 25% sans décorticage. Il est destiné principalement aux filières d’élevage locales (palmipèdes et volailles) « en substitution du tourteau de soja importé ». « Sofiprotéol renforce encore son ancrage agricole en soutenant les filières animales locales et en valorisant les productions de tournesol du grand Sud-Ouest », a commenté Xavier Beulin, président du groupe.
« Au cœur de la chaudière biomasse à très haut rendement, les coques issues du décorticage brûlent en suspension dans la chambre de combustion. La chaleur ainsi produite vaporise de l’eau circulant dans des tubes entourant le foyer. Cette vapeur apporte alors l’énergie nécessaire aux différents ateliers de production d’huiles et de tourteaux, de raffinage et d’estérification. Les cendres issues de la chaudière, riches en silice et en potasse, sont valorisées en agriculture sous forme d’amendement », a expliqué Jean-Philippe Puig, directeur général  de Sofiprotéol. « Ce projet est emblématique de la politique d’écologie positive que j’entends mener », a souligné Philippe Martin.
Cet investissement de 32 millions d’euros a bénéficié du soutien financier de nombreux partenaires qui ont joué un rôle décisif : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie 6,2 millions d’euros ; conseil régional d’Aquitaine 1,1 million d’euros ; communauté urbaine de Bordeaux 0,5 million ; Fonds européen de développement régional (Feder) 0,4 million d’euros.

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