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Son opposant écarté, Sauvaitre prend la tête d’Interfel

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Le président de l’ANPP (pomme, poire) a été porté à la présidence d’Interfel le 24 septembre. Plan de souveraineté et accords interprofessionnels seront, entre autres, au cœur de son action

Sans surprise, Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP (pomme, poire) a été porté à la présidence d’Interfel le 24 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’interprofession fruits et légumes. Cette élection conclut une séquence pré-électorale plutôt agitée avec deux candidats en lice : Jean-Michel Delannoy (Felcoop) et Daniel Sauvaitre. En juillet, ce dernier avait publié sa lettre de candidature à la présidence, indiquant que Jean-Michel Delannoy s’était retiré après un vote des familles de l’amont légèrement défavorable. Mais quelques semaines plus tard, ce dernier annonçait sa volonté, finalement, de se présenter, programme à l’appui. Le vote de la famille d’origine de Jean-Michel Delannoy, lui retirant son mandat représentatif au sein du conseil d’administration d’Interfel, l’a en fin de compte empêché de se présenter.

Cette situation a été qualifiée de « déni démocratique » par la Confédération paysanne qui n’a pas participé au vote formel du nouveau président (elle a quitté la salle lors du scrutin). En revanche, selon nos informations, elle a bien participé aux votes des autres membres du bureau. Conformément aux statuts, Daniel Sauvaitre a quitté ses fonctions d’administrateur de la Gefel (AOP) au sein du conseil d’administration.

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Mener le plan de souveraineté à son terme

Arboriculteur (70 hectares) et viticulteur (80 hectares) à Reignac dans les Charentes, Daniel Sauvaitre est président de l’Association nationale pommes/poires depuis 2008. Maire de la commune, il a aussi été conseiller régional Nouvelle Aquitaine entre 2015 et 2021. Il a salué d’abord le travail de son prédécesseur, Laurent Grandin, qui est resté six ans la tête de l’interprofession, des familles professionnelles et de toutes les équipes, « qui ont placé la barre bien haut ». Sur le plan politique, il a ajouté : « Le plan de souveraineté pour les fruits et légumes est plus pertinent et légitime que jamais. Je m’engage aux côtés de tous les acteurs de la filière concernés pour solliciter auprès du nouveau gouvernement et de la représentation nationale la poursuite volontariste de ce soutien indispensable à notre compétitivité. »

Partisan d’une discussion large avec toutes les familles pour « relever les défis de la filière avec combativité et avec la capacité d’échanges » qui caractérise, selon lui l’interprofession, il entend renforcer la production d’accords interprofessionnels, susceptible de créer « une co-construction spécifique aux fruits et légumes » ; 2024 est une année élective pour la filière : le 26 novembre verra le renouvellement de la présidence du CTIFL (centre technique). Comme pour la présidence d’Interfel, l’alternance est aussi de rigueur ici ; le successeur à Jacques Rouchaussé (Légumes de France) sera issu du collège aval.

La vice-présidence revient à l’aval : Christian Berthe (grossistes)