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Commerce international Sopexa met le pied à l’étrier aux régions françaises

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Sopexa ne veut plus apparaître uniquement comme « le VRP des produits agroalimentaires français dans le monde ». Le groupe, présidé par Jean-Michel Lemétayer, veut également s’appuyer sur les régions, ainsi que sur le club des régions, nouvellement créé, pour accompagner PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI) à l’étranger. « Il y a d’énormes progrès à faire, notamment en ciblant mieux les marchés étrangers », a expliqué à Lille Cécile Bassot, la directrice de Sopexa.

« On veut mieux connecter ce qui se passe dans le monde avec ce qui se fait dans les régions », a expliqué Cécile Bassot, directrice de Sopexa, en allant signer un nouvel accord de partenariat tripartite avec les représentants des chambres régionales de commerce et d’agriculture du Nord-Pas de Calais.
C’est le 8e accord de partenariat signé avec une région française depuis la création du « club des régions de France », le 15 mars 2012. Il intervient après ceux des régions Bretagne, Pays de Loire, Normandie, Centre, Aquitaine, Midi-Pyrénées et PACA, et avant la signature très prochaine des régions Alsace et Rhône-Alpes.
Cécile Bassot, qui espère voir 15 régions françaises signer d’ici la fin de l’année, a paraphé le dernier accord à Lille aux côtés de Philippe Vasseur, président de la chambre régionale de commerce Région Nord, Luc Doublet, président de CCI International et Jean-Bernard Bayard, président de FranceAgriMer et président de la Chambre d’agriculture Nord-Pas de Calais.

Développer les couples produits-marchés

Ces nouveaux contrats sont une des illustrations du déploiement du dispositif mis en place par Sopexa, traditionnellement tourné vers l’exportation des produits français et qui en aurait oublié presque ses terroirs. Le groupe sait qu’un rendez-vous très important l’attend en 2015 avec l’organisation de l’exposition universelle de Milan sur le thème « Nourrir la planète, énergie pour la vie » et qui rentre désormais dans sa phase opérationnelle.
« On doit développer encore plus les couples produits-marchés », explique celle qui défend le « connecting marketing » et qui attend également beaucoup des échanges d’expériences entre régions au sein du nouveau club des régions. Ce dernier permet de mieux mettre en valeur les palettes de produits des régions signataires à l’étranger, mais surtout de multiplier les échanges d’expériences.

Générer des courants d’affaires supplémentaires

Sopexa offre aux entreprises agroalimentaires régionales (notamment aux PME et ETI) sa connaissance des marchés mondiaux. « Nous mettons l’expertise de nos 280 collaborateurs répartis dans une trentaine de pays à disposition de ces entreprises », plaidait à Lille Cécile Bassot qui voit là « un moyen pour elles de générer des courants d’affaires supplémentaires ».
De son côté, Luc Doublet qui préside aux destinées de CCI International, chargée de développer l’exportation au sein de la chambre de commerce régionale, mettait en avant le développement à l’étranger de groupement d’entreprises aux activités complémentaires.
« Nous avons expérimenté le système dans des secteurs aussi différents que ceux du textile, du ciment ou de l’off shore, nous allons le mettre en place dans le secteur agoalimentaire », a-t-il expliqué ce jour-là. Il s’agit de créer une identité commune autour de 5 à 8 entreprises non concurrentes sur le même marché et désireuses d’aller à l’export. Elles disposent d’un logo commun, d’une adresse internet commune et d’un VIE (volontaire international en entreprise) sur lequel elles peuvent s’appuyer.

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