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Sortie des négociations commerciales annuelles : Moreau retire son amendement

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Projet de loi EGAlim

Le 22 mai dans l’hémicycle, le rapporteur du projet de loi issu des États généraux de l’alimentation, Jean-Baptiste Moreau, avait perdu le sourire qu’il arborait quelques semaines auparavant. « J’ai bien compris que mon amendement ne plaisait pas à beaucoup de monde ». C’est d’un air résigné que le député de la Creuse a annoncé en séance publique qu’il allait proposer le retrait de son amendement qui visait à sortir les produits alimentaires et agricoles des négociations commerciales annuelles. « Cet amendement a en tout cas atteint son objectif, qui était d’alerter. Tout le monde en a été stupéfait : l’industrie agroalimentaire, la grande distribution, les producteurs. Il a ainsi eu la vertu de lancer des discussions qui ne doivent pas s’arrêter, qui doivent au contraire se poursuivre, notamment dans l’année qui vient. » Plus tôt en séance, il avait regretté que « les producteurs, industriels et distributeurs n’aient pas pu aboutir à un accord en un mois ».

Le matin même, le ministère de l’Agriculture avait fait part de ses réticences, après les oppositions frontales exprimées quelques jours plus tôt par les JA et Coop de France. Ce texte « a permis d’ouvrir un débat sur l’usage de la convention unique (texte qui régit les négociations commerciales annuelles, ndlr) et s’interroger sur les raisons qui ont fait que ce point n’est pas ressorti des États généraux de l’alimentation », a commenté le ministère de l’Agriculture lors d’une brief informel qui a précédé les débats en séance publique. Le ministère n’a pas paru disposé à défendre l’amendement : « Il faut le prendre comme ayant été l’occasion de se poser ces questions et ne pas avoir de regrets ».

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Le même jour, la FNSEA s’était montrée aussi prudente que le ministère de l’Agriculture : « Je pense qu’il s’agissait d’un mouvement d’humeur du député Moreau qui vivait mal les négociations annuelles, a réagi la présidente de la FNSEA Christiane Lambert. Je pense qu’il faut garder le pourquoi, mais trouver une autre réponse ».