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Sortie du glyphosate : « En trois ans, on n’y arrivera pas », selon Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron a déclaré le 24 janvier que la France ne parviendrait pas à se passer « à 100 % » du glyphosate dans les trois ans. « En trois ans, on n’y arrivera pas, je ne pense pas », a-t-il déclaré, interrogé lors d’un débat citoyen à Bourg-de-Péage (Drôme), tout en encourageant les « productions alternatives » pour ne plus utiliser l’herbicide.

« De l’autre côté, il y en a qui ne voulaient pas bouger du tout. On a réussi à faire bouger beaucoup de gens », a-t-il toutefois précisé, ajoutant qu’il « n’y a aucun rapport indépendant ou pas indépendant qui a montré que c’était mortel ». Il a rappelé qu’un « contrat de confiance » allait être signé, faisant probablement référence au Contrat de solutions initié par la FNSEA.

En novembre 2017, le président de la République avait déclaré dans un tweet : « J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans ». Mais cette échéance ne fut pas inscrite dans le projet de loi Egalim. Depuis, Emmanuel Macron avait déjà laissé entendre que certaines filières pourraient bénéficier d'exemptions, comme l'agriculture de conservation.

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La déclaration d’Emmanuel Macron dans le Drôme a vivement fait réagir la Confédération paysanne. Pour le syndicat, « sortir des pesticides c’est possible », en promouvant des « pratiques de l’agriculture paysanne », et en décidant « la fin des accords de libre-échange ». La Conf' appelle donc à « de véritables engagements politiques, économiques et agronomiques ».

Les ONG ont, elles aussi, regretté cette prise de parole. « Cette déclaration sonne comme un renoncement à un réel objectif de sortie du glyphosate qui n’est pas acceptable », a regretté l’association anti-phyto Générations Futures, rejoint par la porte-parole de France Nature environnement, Cécile Claveirole, qui déplore « un recul sur la prise en compte de la santé publique ».

Dans un tweet, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a salué un « retour au pragmatisme ».