Invité sur France Info le 10 novembre, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a estimé que l’annulation de la dissolution des Soulèvements de la Terre (SLT) par le Conseil d’État la veille n’est pas un « camouflet pour le gouvernement ». La plus haute juridiction administrative a jugé que les SLT se sont bien livrés à des provocations à des agissements violents à l’encontre des biens. Toutefois, au regard de ces provocations, le Conseil d’État a considéré que la dissolution du groupement, à la date à laquelle a été pris le décret, ne peut être regardée « comme une mesure adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des troubles susceptibles d’être portés à l’ordre public ». Une décision « incomprise par le monde agricole, car elle sous-entendrait que la violence peut continuer », souligne Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, auprès d’Agra Presse. De son côté, M. Béchu précise que le Conseil d’État ne dit pas que « le gouvernement n’aurait pas dû faire ça » mais que les SLT « n’ont pas totalement franchi la ligne rouge », rappelant que rapporteur public s’était prononcé en faveur d’une dissolution du collectif le 27 octobre. « Je veux croire que [le mouvement] a entendu qu’il était passé très près de la dissolution ».
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