Dans sa communication sur l’avenir de la Pac qui sera présentée aux ministres de l’agriculture des Vingt-huit le 11 décembre à Bruxelles, la Commission européenne propose de déléguer aux États membres la mise en œuvre concrète de cette politique afin qu’ils puissent mieux répondre aux spécificités du terrain. Mais le climat qui entoure actuellement la Pac est en réalité plutôt à la limitation de leurs marges de manœuvre. En premier lieu, bien sûr, le Brexit, qui fait peser un risque de forte réduction des crédits. Avec un budget sous tension, les commissaires européens cherchent des solutions et lorgnent évidemment sur l’enveloppe agricole. Certains estiment même que la nouvelle « subsidiarité » pourrait s’accompagner d’un cofinancement obligatoire des paiements directs. Et puis la Commission, dans le cadre de l’OMC – dont la 11e conférence ministérielle se tient du 10 au 13 décembre à Buenos Aires – propose, avec le Brésil notamment, un plafonnement des soutiens agricoles internes qui pourrait à terme toucher les aides couplées. Enfin, les pourparlers de libre-échange avec le Mercosur risquent de mettre un peu plus sous pression des secteurs comme l’élevage bovin. Sans budget, sans marges de manœuvre et dans un marché toujours plus ouvert à la concurrence, pas sûr que la « subsidiarité » envisagée permette aux Vingt-sept de vraiment faire ce qu’ils souhaitent.

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