Glyphosate, biocarburants, engrais. Trois dossiers sur lesquels les discussions et débats actuels au Parlement européen, mais aussi entre les États membres, vont plus loin que les propositions initiales de la Commission de Bruxelles et inquiètent le secteur agricole. Sur le glyphosate, la question est de savoir pour combien de temps l’autorisation de cet herbicide doit être renouvelée et si une date au-delà de laquelle il sera définitivement interdit doit être arrêtée. Le secteur agricole aura du mal à faire entendre ses arguments sur ce dossier devenu extrêmement politique. Pour les biocarburants, le débat porte sur le plafonnement de la première génération produite à base de plantes alimentaires. Une porte de sortie est possible : s’attaquer aux importations d’huile de palme et préserver, en partie, la production européenne. Quant aux limites de cadmium dans les engrais, c’est l’échéance à laquelle les restrictions pourraient être mises en place qui inquiète. Sur tous ces dossiers, les négociations tournent rapidement à la bataille de chiffres entre les institutions. 10, 7, 5 ou 3 ans pour la durée du renouvellement du glyphosate. 7 %, 3,8 % ou 0 % pour la part de biocarburants de première génération à l’horizon 2030. Ou encore 60, 40 ou 20 mg de cadmium dans les engrais. Les négociations sont loin d’être terminées puisque, si sur le glyphosate ils sont obligés de prendre une décision d’ici le 15 décembre, sur les biocarburants et les engrais les États membres n’ont pas encore fixé leur position.

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