Les députés européens ont récemment adopté à une forte majorité, le rapport du polonais Janusz Wojciechowski, très favorable à la nouvelle stratégie de santé animale proposée par la Commission européenne. Ils précisent toutefois qu’une augmentation des moyens de l’actuel Fonds vétérinaire sera nécessaire et plaident pour que la majeure partie du financement soit communautaire.
Renforcer les mesures de prévention, la surveillance des maladies, les contrôles et la recherche dans le secteur de la santé animale. L’ensemble de ces objectifs de la nouvelle stratégie de santé animale proposée par la Commission européenne ont été soutenus par l’assemblée européenne. Les élus défendent même l’un des points les plus controversés de cette stratégie : la révision des règles d’indemnisation des producteurs en cas d’apparition d’une maladie. Ils sont favorables à des mesures incitatives qui permettraient d’avantager les éleveurs qui ont investi dans des mesures de précaution ainsi que ceux ayant mis en place un système d’assurances nationales.
Lacunes sur la vaccination
En revanche pour les députés européens, la stratégie présente quelques lacunes en ce qui concerne la vaccination. Ils soutiennent « fermement toute mesure destinée à intensifier l’utilisation de vaccins à titre curatif et prophylactique » pour prévenir et confiner plus efficacement les maladies. « La mise en place d’un système de vaccination efficace exige un soutien financier adéquat », précisent-ils. De plus, dans le contexte du récent bras de fer entre la France et l’Italie à propos de la vaccination des broutards contre la fièvre catarrhale, l’hémicycle insiste sur le besoin de supprimer « toute restriction aux produits d’animaux vaccinés ». Les députés se prononcent pour l’interdiction d’un étiquetage spécifique pour les produits dérivés d’animaux vaccinés et pour l’élaboration de stratégies de vaccination pour toutes les espèces animales.
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Principe de précaution pour les farines animales
Evoquant le débat actuel sur la réintroduction des protéines animales dans l’alimentation des animaux, le Parlement européen prend position pour la « mise en œuvre stricte du principe de précaution » avec des contrôles adéquats pour « garantir la traçabilité et éviter les contaminations et les mélanges de farines ». Les députés européens se disent, enfin, « convaincus qu’il faudrait interdire le clonage des animaux à des fins commerciales ». D’ici l’été prochain, la Commission européenne devrait présenter un plan d’action détaillé sur la santé animale qui sera ensuite suivi de propositions législatives.