Le bénéfice net du groupe Spadel s’est fortement évaporé en 2004, par rapport à 2003 : -32,5%. Le leader belge de l’eau minérale — avec notamment la marque Spa— a trébuché l’an passé. La cause de ces résultats en demi-teinte : l’absence de canicule et l’intégration difficile de l’acquisition de Wattwiller, explique-t-on au siège du groupe. Spadel affiche un CA en augmentation de 3,2%, à 254,81 millions d’euros et une progression de 5,5% de son bénéfice d’exploitation, préfère-t-on souligner.
L’année 2005 (est) pleine de défis ». Le groupe Spadel a qualifié ainsi les enjeux auxquels il est confronté, suite à l’annonce de résultats fraîchement accueillis à la bourse de Bruxelles : -1,46 %, le 24 mars et –17 % sur un an. Le propriétaire des marques Spa, Wattwiller, Bru et Brecon a présenté un chiffre d’affaires à
254,81 millions d’euros, en progression de 3,2% en 2004, par rapport à 2003, essentiellement grâce à l’acquisition de l’entreprise alsacienne les « Grandes sources de Wattwiller », en janvier de l’année dernière.
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Bénéfice net : -32,5%
En revanche, le bénéfice net (part du groupe) a plongé de 32,5% à 12,67 millions d’euros en 2004 contre 18,78 millions l’année précédente. Mais le bénéfice d’exploitation a gagné 5,5 points pour s’élever à 26,74 millions d’euros. Pour expliquer ses difficultés, Spadel pointe du doigt, en France, la concurrence dont les eaux minérales souffrent « au bénéfice des eaux de source et des marques « premier prix » ». Aux Pays-Bas, le spécialiste belge de l’eau minérale souligne la « guerre des prix, déclenchée fin 2003 » qui continue de « bouleverser le marché ». Côté Belgique, Spadel met en cause la taxation des eaux embouteillées et des limonades — le gouvernement a décidé une augmentation de 47% de l’écotaxe à 0,145 euro/litre.
Face à cette situation, le groupe annonce qu’il va se concentrer sur « l’innovation, le dynamisme promotionnel et l’amélioration de ses processus industriels ». Durant les deux prochaines années, Spadel va augmenter ses investissements « pour consolider sa position de leader au Benelux », afin de se préparer à l’ouverture en 2006 du marché néerlandais aux emballages à usage unique. La France est aussi au rang de ses priorités. Elle représente aujourd’hui environ 8% de ses ventes contre 85% pour le Benelux.