Avec des prélèvements en hausse régulière depuis les années cinquante, l'agriculture est devenue depuis le début des années quatre-vingt-dix le plus gros consommateur d'eau en France. Cette hausse est aujourd'hui jugulée grâce à plusieurs arrêtés successifs qui ont permis d'adapter les consommations aux ressources disponibles.
Chaque année, environ 34 millions de m 3 d'eau douce sont prélevés en France métropolitaine pour différents usages dont la production d'eau potable, l'industrie, l'irrigation ou encore le refroidissement des centrales électriques. Selon un récent rapport du ministère de l'Ecologie et du Développement durable, les centrales thermiques (dont le nucléaire) sont de loin le secteur de prélèvement d'eau le plus important. Cependant, une grande partie de cette eau (94 %) est restituée après avoir été utilisée pour le refroidissement des centrales. Du coup, si l'irrigation des cultures ne représente que 14 % des volumes prélevés (4,8 milliards de m3), elle se place en première position des volumes consommés non restitués (avec 2,8 milliards de m3) (cf. schémas).
Hausse des prélèvements jusqu'à la fin des années quatre-vingts à cause de l'irrigation
Jusqu'à la fin des années quatre-vingts, les prélèvements en eau n'ont cessé d'augmenter. Les volumes prélevés pour l'agriculture ont augmenté du fait de l'accroissement des surfaces irriguées. Ces dernières sont passées de 400 000 hectares en 1955 à 1,1 million d'hectares en 1988 et 1,6 million d'hectares en 2000. Mais ce dernier chiffre a toutefois peu évolué depuis 1992 d'après le rapport du ministère. La croissance des prélèvements en eau a conduit à des déséquilibres localisés entre la ressource disponible et les prélèvements. La loi sur l'eau de 1992 a permis d'identifier les zones en déséquilibre et de définir des mesures permettant de mieux concilier la demande en eau et l'offre réelle des milieux naturels. D'autres décrets ont suivi en 1993, 1994 et plus récemment en 2003 pour mieux réglementer les prélèvements dans les zones déficitaires. Depuis, les prélèvements d'eau en France, que cela soit pour l'agriculture ou de façon plus globale, n'enregistrent pratiquement plus de hausse.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
(Joindre les deux camemberts)