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Stabilité de la production des IAA en janvier, selon la Banque de France

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La production des industries agroalimentaires a peu varié au cours du mois de janvier dernier, indique la Banque de France dans sa note mensuelle de conjoncture. Le courant de commandes nouvelles a été d’ampleur comparable à celui du mois précédent ; seul le marché extérieur a progressé. Le niveau des carnets de commandes est jugé conforme à la normale. Le niveau des stocks apparaît satisfaisant. La production pourrait augmenter au cours des prochains mois.

Industrie des viandes

- Viandes de boucherie : production, livraisons et enregistrements de commandes ont progressé dans tous les secteurs par rapport au mois de décembre, retrouvant ainsi leur niveau de janvier 2004. L’amélioration de l’activité a concerné tous les compartiments : hausse dans la filière bovine en raison d’une reprise de la demande intérieure ; progression dans l’industrie ovine soutenue par la fête musulmane de l’Aïd el-Kebir : accroissement plus modéré dans la filière porcine grâce à un renforcement des courants d’ordres étrangers d’Europe de l’Est et d’Asie qui a compensé le faible succès des opérations promotionnelles organisées sur le marché intérieur : stabilisation dans la filière vitellière. Dans l’ensemble, les cours d’achat des matières premières et les prix de vente n’ont guère varié d’un mois à l’autre. Les industriels ne parviennent pas à répercuter sur leurs barèmes le relèvement du cours d’achat des bovins et des porcs. Les stocks de produits finis restent jugés un peu insuffisants en dépit de l’étroitesse des carnets de commandes. Pour les prochains mois, les prévisions font état d’une stabilisation globale de l’activité.

- Viandes de volailles: conformément à la tendance saisonnière habituelle, les cadences de production se sont fortement repliées d’un mois à l’autre, retrouvant ainsi leur niveau de janvier 2004. Sur le marché intérieur, le recul de la demande a surtout concerné les produits de base. Les exportations ont également diminué, notamment vers les pays de l’Union européenne. Dans ce contexte, un nouvel effort de réduction tarifaire a été consenti. Les carnets sont jugés insuffisants au regard de l’importance des stocks : pour alléger ces derniers, une baisse des fabrications est prévue à court terme.

- Préparation industrielle de produits à base de viandes : en progression modérée à un an d’écart, production et livraisons ont diminué par rapport au mois de décembre compte tenu de la contraction de la demande intérieure en produits festifs et de la baisse des exportations. Les prix d’achat et de vente n’ont guère varié. Les stocks demeurent un peu faibles face à des carnets jugés conformes à la normale. Un maintien de l’activité est escompté au cours des prochains mois.

Industrie laitière

En janvier, les volumes fabriqués et livrés et les enregistrements de commandes ont diminué par rapport au mois de décembre 2004. Cette évolution défavorable de l’activité a concerné toutes les fabrications à l’exception du secteur des poudres, où la production s’est légèrement accrue. Dans un contexte de progression de la collecte laitière et faute de débouchés suffisants, les entreprises ont dû se résoudre à accroître leurs stocks de produits industriels (beurres, poudres de lait). Compte tenu des surplus de matière première existant sur le marché, le nouvel accord sur leprix du lait payé aux producteurs entérine une baisse pour le premier trimestre 2005.

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Les stocks apparaissent un peu élevés compte tenu de la faiblesse des carnets. Pour les semaines à venir, l’activité ne devrait guère s’écarter de son niveau actuel.

Autres industries alimentaires

- Fabrication industrielle de pain et pâtisserie fraîche : en hausse modérée à un an d’écart, l’activité a fléchi d’un mois à l’autre, conformément à la saisonnalité. Les commandes se sont repliées, en particulier sur le marché intérieur (recul de la consommation de produits festifs) et les carnets sont estimés juste corrects. Quelques augmentations de tarifs ont été signalées. À court terme, les fabrications ne devraient guère s’écarter de leur niveau actuel.

- Travail des grains ; aliments pour animaux : l’activité s’est inscrite en retrait par rapport aux deux périodes de référence. Étale sur les marchés étrangers, la demande a diminué sur le marché intérieur, tant pour la meunerie que pour l’alimentation animale. Les stocks de produits finis sont estimés un peu courts, face à des carnets jugés, dans l’ensemble, conformes à la normale. En fin de période, les cours des matières premières ont eu tendance à se stabiliser à un faible niveau. Un léger accroissement des volumes produits est attendu à terme rapproché.

- Chocolaterie, confiserie: en progression marquée à un an d’intervalle, les indicateurs se sont redressés par rapport à décembre 2004. Les commandes intérieures et les courants d’ordres en provenance de l’étranger (Union européenne notamment) se sont renforcés (préparation de la campagne de Pâques). Les tarifs de vente ont parfois été revalorisés ou pourraient l’être prochainement. La production devrait de nouveau s’accroître à brève échéance.

- Industrie des fruits et légumes: l’activité s’est inscrite en baisse, plus marquée à un mois qu’à un an d’écart. La demande s’est sensiblement réduite sur le marché intérieur et, dans une moindre mesure, à l’exportation ; les carnets sont maintenant jugés insuffisants dans tous les secteurs. À court terme, les volumes produits ne devraient guère varier, l’accroissement escompté dans la transformation de pommes de terre, de fruits, dans la préparation de jus de fruits et de légumes, compensant le fléchissement prévu dans la transformation de légumes.