La production des industries agroalimentaires est restée stable en juillet, selon la Banque de France.
Après un mois de mai en forte hausse, et un mois de juin plus stable, la production des industries agroalimentaires est restée sur la même tendance en juillet, si l’on en croit la dernière note de conjoncture que vient de publier la Banque de France. Les commandes nouvelles ont peu évolué, les carnets de commandes s’améliorent quelque peu. Les stocks se sont rapprochés de la normale et les chefs d’entreprises s’attendaient ensuite à une très légère baisse de la production.
Industrie des Viandes
Viandes de boucherie: en baisse à un an d’intervalle, la production a progressé par rapport au mois de juin sous l’effet de l’augmentation de la consommation intérieure de produits d’été (grillades). La reprise de l’activité a été essentiellement le fait de l’industrie porcine suite à une baisse du cours d’achat des porcs, alors que la filière bovine, pénalisée par un nouveau renchérissement de la viande de bœuf, a connu un nouveau repli de la demande. Dans l’ensemble, les exportations ont fléchi sous l’effet de la moindre compétitivité des viandes françaises face à la concurrence européenne. Les stocks de produits finis apparaissent proches de la normale mais les carnets de commandes demeurent estimés insuffisants. Dans les prochains mois, l’activité ne devrait guère varier de son niveau actuel.
Viandes de volailles : la production a légèrement baissé par rapport aux deux périodes de référence.
La canicule de la première quinzaine du mois de juillet a conduit à une réduction de l’offre d’animaux sur le marché et, dans certains cas, à des relèvements tarifaires. Malgré la stabilisation de la demande intérieure et le fléchissement des exportations, les industriels ont dû alléger leurs stocks pour faire face à leurs commandes. Un tassement de la production est prévu à court terme.
Préparation industrielle de produits à base de viandes : en progression par rapport à juillet 2004, les volumes produits ont fléchi d’un mois à l’autre. Cependant, la conjoncture est jugée favorable par la plupart des industriels : les cours d’achat des matières premières et les barèmes de vente sont stables, les stocks et les carnets sont estimés conformes à la normale. Une reprise de l’activité est prévue au cours des prochaines semaines.
Industrie laitière
Lait liquide, produits frais et autres produits laitiers : les indicateurs d’activité ont baissé par rapport aux deux périodes de référence. En dépit de la diminution de la collecte laitière, les industriels ont dû se résoudre à accroître leurs stocks de poudres. La baisse de certains tarifs de vente, à travers l’octroi de remises aux distributeurs, n’a pas suffi à relancer la demande de produits de grande consommation, dont un nouveau tassement a été observé. Partout, les stocks de produits finis sont jugés élevés et les carnets de commandes restent insuffisants, notamment pour les fabrications de poudres. Une stabilisation des cadences de production est cependant prévue au cours des prochains mois.
Beurre: production et livraisons, en repli à un an d’intervalle, ont augmenté par rapport au mois de juin. De nouvelles concessions tarifaires ont permis d’assurer le maintien des ventes sur le marché national mais les exportations ont diminué et les stocks sont jugés excédentaires compte tenu de la faiblesse des carnets. La production ne devrait guère varier à court terme.
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Fromages: stables par rapport à juillet 2004, les volumes fabriqués ont baissé d’un mois à l’autre.
Globalement, les enregistrements de commandes n’ont guère varié, la progression des courants d’ordres étrangers compensant le repli de la demande intérieure. Les stocks sont jugés un peu élevés mais les carnets demeurent estimés conformes à la normale. Une reprise de l’activité est prévue à brève échéance.
Autres industries alimentaires
En juillet, les volumes produits et livrés sont demeurés stables. Les commandes globales n’ont guère varié, malgré la progression des prises d’ordres enregistrée sur les marchés étrangers. Les stocks de produits finis demeurent un peu élevés, face à des carnets jugés conformes à la normale. Une reprise d’ampleur normale est attendue à l’issue du mois d’août.
Fabrication industrielle de pain et pâtisserie fraîche : la production n’a guère varié, alors que les livraisons et les commandes ont légèrement progressé, tous les indicateurs s’inscrivant en hausse à un an d’écart. Les stocks de produits finis ont diminué et sont jugés maintenant, comme les carnets, un peu inférieurs aux normes saisonnières.
Travail des grains ; aliments pour animaux : l’activité s’est inscrite en recul par rapport aux deux périodes de référence. Étale sur les marchés étrangers, la demande s’est réduite sur le marché intérieur, notamment dans le secteur du travail des grains et dans celui de l’alimentation pour animaux de compagnie. Les stocks de produits finis sont estimés adaptés aux besoins. Les carnets, convenablement garnis en meunerie, sont jugés un peu insuffisants dans les deux compartiments de l’alimentation animale. À court terme, les fabrications ne devraient guère s’écarter de leur niveau actuel.
Chocolaterie, confiserie : production, livraisons et commandes ont baissé d’un mois à l’autre. Les stocks de produits finis et les carnets ne sont guère éloignés des normes de la période. Une nette reprise des mises en fabrication est prévue à terme rapproché.
Industrie des fruits et légumes : les indicateurs d’activité ont fléchi par rapport aux deux périodes de référence. Un repli des ordres a été observé, sur le marché intérieur et à l’exportation, dans tous les secteurs. Les stocks, dans l’ensemble adaptés aux besoins, restent jugés élevés dans la préparation de jus de fruits et légumes. Les carnets, qui demeurent bien garnis dans ce secteur mais un peu faibles dans la transformation de fruits, apparaissent globalement corrects.