Alors que la Commission européenne prépare une proposition visant à prolonger au-delà de 2026 le cadre juridique relatif aux statistiques agricoles intégrées, plusieurs ministres de l’Agriculture menés par l’Autriche (République tchèque, Pays-Bas, Slovénie, Allemagne) lui ont demandé, le 26 octobre à l’occasion de la réunion du Conseil de l’UE à Luxembourg, de réduire la fréquence de collecte des données auprès des agriculteurs. Ces pays constatent « une baisse progressive de la volonté des agriculteurs de participer à ces enquêtes ». Ils proposent donc « une réduction significative des obligations déclaratives à partir de 2030 » pour que les données structurelles de base soient collectées tous les cinq ans : un recensement en 2030, une enquête intermédiaire par échantillonnage en 2035, puis un nouveau recensement en 2040. « Par rapport au modèle actuel, cela permettrait de supprimer une campagne d’enquête intermédiaire par décennie », indiquent-elles.
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Mais la Commission européenne ne l’entend pas de cette oreille. Le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen a indiqué que ses services travaillaient sur programme de recensement en 2030, suivi d’enquêtes par sondage en 2033 et 2036. « Ne collecter des données structurelles que tous les cinq ans aboutirait à disposer d’informations obsolètes, ce qui nuirait à l’efficacité de l’élaboration et du suivi des politiques » dans une optique axée sur la performance, a-t-il justifié. Plutôt que de réduire la fréquence, il propose une approche reposant sur le principe « collecter une fois, utiliser plusieurs fois » pour éviter les doublons avec d’autres ensembles de données requis et ainsi alléger « une charge administrative inutile ». Selon lui, la simplification doit donc surtout passer par « un recours accru aux données administratives, une meilleure interopérabilité et une numérisation renforcée ».