Les experts agricoles des États membres ont adopté le 15 mai leur position sur la proposition de conversion du réseau d’information comptable agricole (RICA) en réseau d’information sur le développement durable des exploitations agricoles (RIDEA) pour étendre son champ d’exploration à des données sur l’environnement et le social. Les eurodéputés de la commission de l’Agriculture du Parlement européen avaient finalisé leur position le 22 mars. La présidence suédoise du Conseil de l’UE espère donc rapidement entamer des pourparlers en vue de conclure un accord interinstitutionnel avant l’été. Les positions des deux institutions sont relativement proches, ce qui devrait faciliter les discussions.
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Comme les eurodéputés, les États membres souhaitent maintenir une approche volontaire de la collecte des données alors que la Commission européenne aurait voulu rendre obligatoire la participation des exploitations sélectionnées au dispositif de collecte. Le compromis laisse aux États membres la flexibilité d’adopter des mesures au niveau national afin d’encourager les agriculteurs au dispositif si nécessaire. Les autres points sur lesquels les Vingt-sept ont apporté des modifications à la proposition initiale de Bruxelles visent à limiter la charge administrative (en veillant à ce que les données collectées ne fassent pas doublons avec celles déjà disponibles dans le cadre de la Pac) et à assurer l’anonymat des exploitations participantes (surtout pour ce qui touche aux informations sociales et économiques).