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Industrie alimentaire/ Plan de développement Stéphane Le Foll confirme la place de l’agroalimentaire dans le pacte productif

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Recevant le 4 juin les industriels privés de l’Ania, le ministre de l’Agriculture et de l’agroalimentaire a confirmé devant la presse qu’il entendait « aborder la question des IAA dans toute sa globalité ». Pour lui, ce secteur doit trouver « une place spécifique dans le pacte productif », un concept lancé par le président de la République François Hollande qui prévoit de réindustrialiser la France sans pour autant accroître les soutiens aux grands groupes industriels. Il entend avoir des rendez-vous réguliers avec tous les acteurs de la filière. « Nous aurons à préparer ce qui pourra être particulier dans la mise en place de la future banque publique d'investissement et dans les choix productifs pour l'agroalimentaire », a-t-il estimé, non sans ajouter avec un certain humour : « Si les électeurs veulent bien qu’il soit encore à son poste au-delà du 17 juin ». De son côté Jean-René Buisson, peu bavard, a estimé avoir été entendu sur plusieurs dossiers qui tiennent à cœur aux industriels, tels que les taxes nutritionnelles ou l’image de la profession. Pour lui, ces problèmes « méritent qu’on y consacre du temps ».
La semaine précédente, le ministre avait reçu les représentants de Coop de France. Michel Prugue, trésorier de l’organisme représentatif des coopératives agricoles et alimentaires, nous avait confié sa « grande satisfaction de voir les IAA entrer dans le périmètre d’un ministère prenant en charge un réel pôle agroalimentaire ». Parmi les sujets que la coopération compte porter devant le ministre figurent, les moyens pour rendre les entreprises françaises réellement plus compétitives à l’exportation, la structuration des filières, l’évolution de la Pac qui doit réfléchir à de nouveaux systèmes anti-crise, maintenant que les systèmes de protection des agriculteurs ont été démantelés. Ces fluctuations affectent tant les agriculteurs que les entreprises de transformation qui ont du mal à les répercuter aux distributeurs. Un sujet qui devra faire partie des dossiers mis sur la table, tout comme ceux liés au dumping économique de certains de nos partenaires mais néanmoins concurrents. Enfin le statut des entreprises coopératives « dont la première préoccupation est de faire vivre les territoires et qui offre un outil moderne » , devra être abordé, sans polémique.

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