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ESB Strasbourg prudente sur la levée de l’interdiction des farines animales

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Alors que la Commission européenne envisage une levée graduelle de l’interdiction des protéines animales transformées pour les porcs et les volailles, le Parlement européen réclame des conditions strictes pour toute révision de la législation communautaire. La baisse significative des cas de maladie de la vache folle (ESB) dans l’UE ne doit pas conduire à une réduction des contrôles, indiquent les parlementaires dans un avis rendu le 6 juillet à Strasbourg sur la base d’une résolution, non législative, préparée par la socialiste allemande Dagmar Roth Behrendt.

Dans un avis rendu le 12 janvier, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a qualifié de « négligeables » les risques liés à la présence résiduelle de protéines animales transformées dans les aliments pour animaux. Au vu du « déficit » de l’Union en protéines, les députés ne sont pas opposés à un retour des farines animales, « mais seulement si des conditions et des garanties strictes sont respectées ». Parmi celles-ci figure le fait que les protéines animales transformées doivent provenir uniquement d’espèces n’ayant aucun lien avec les EST (ce qui exclut donc les ovins et les bovins) et qu’elles soient données uniquement aux non-herbivores. Les interdictions existantes concernant le cannibalisme (recyclage intra-espèce) doivent rester en place et seules les protéines animales transformées propres à la consommation humaine devraient être utilisées, ajoutent les députés. C’est le 1er janvier 2001, en pleine crise de la maladie de la vache folle que l’UE avait totalement interdit l’utilisation des farines carnées dans les aliments destinés aux animaux élevés à des fins de production alimentaire, à quelques exceptions près (telles que l’utilisation de farines de poisson pour les non-ruminants). Par ailleurs, la résolution parlementaire rejette la proposition de la Commission visant à réduire les fonds alloués par l’UE à la recherche sur les encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST), dont l’ESB. De leur côté, les ministres de l’agriculture de l’UE avaient estimé en novembre que toute éventuelle réintroduction de l’utilisation des farines issues de non-ruminants dans l’alimentation d’autres espèces de non-ruminants doit être « nécessairement subordonnée à la réalisation de tests efficaces et validés » permettant d’établir une distinction entre les farines issues d’espèces différentes.

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