Le Conseil européen des jeunes agriculteurs (Ceja) exprime, dans une position adoptée le 13 juillet, ses craintes quant à la stratégie « de la ferme à la table » proposée par la Commission européenne. Une stratégie dont les objectifs (réduction de moitié du recours aux produits phytosanitaires, 25 % de surfaces en agriculture biologique…) pourraient avoir des conséquences sur la disponibilité et le prix des terres, mettant en péril la capacité de production du secteur agricole dans toute l’Europe tout en augmentant la concurrence et la spéculation sur le foncier, affirme-t-il. Selon le Ceja, les propositions mises sur la table manquent de réalisme et ne tiennent pas compte non plus de la diversité et du potentiel des pratiques agricoles européennes. « Les ambitions environnementales doivent être intégrées dans les conditions économiques et sociales des agriculteurs et, en fin de compte, générer un revenu viable », préviennent les Jeunes agriculteurs européens qui soulignent la nécessité d’un soutien important aux investissements pour mettre en œuvre avec succès les outils technologiques et les choix de gestion adéquats. Selon le Ceja, « la stratégie proposée échoue dans son aspect le plus crucial qui est de ne laisser personne derrière. La durabilité sociale et économique ne peut se résumer à des "belles paroles" ; elle est la condition préalable à la réussite, voire à l’acceptation, de toute proposition », a commenté le président du Ceja Jannes Maes.
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