Le conflit qui paralysait la campagne sucrière depuis le 1er mars en Guadeloupe a pris fin avec un accord conclu entre planteurs et l’usinier Gardel sur la question du prix de la canne à sucre. Une réunion organisée par le préfet de Guadeloupe et les élus locaux a abouti le 26 avril à une légère revalorisation du prix d’achat de la canne à sucre par l’usinier via des compensations financières. Un collectif d’agriculteurs, rejoint par la majorité des syndicats agricoles du territoire, demandait une rémunération de 120 euros la tonne de cannes. Le prix fixé par convention pluri-annuelle avait été fixé en 2023 entre 109 et 113 euros, un tarif modulé notamment par la teneur en sucre des tiges de cannes. Pour financer cette hausse de tarifs qui intervient alors que plus de 80 % du prix de la canne est déjà payé par des subventions publiques, 2 millions supplémentaires ont été annoncés, versés par le département (250 000 euros), État (900 000 euros), région (500 000 euros), et même l’usinier (500 000 euros). « Nous ne sommes pas entièrement satisfaits, mais il fallait trouver un consensus pour démarrer la récolte », a indiqué Willem Monrose, leader du Collectif des agriculteurs.
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