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Sucre de canne : en Guadeloupe, le conflit sur le prix s’enlise

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Des planteurs de canne à sucre continuent à se mobiliser en Guadeloupe, plus d’un mois après les premiers blocages de producteurs réclamant la revalorisation des tarifs de la canne et une réforme du modèle de fixation de son prix. Le conflit se déroule alors que la période de mars-avril est celle de la coupe de la canne à sucre qui est acheminée dans la dernière unité sucrière de Guadeloupe continentale, l’usine Gardel au Moule (est de Grande-Terre). « Si les planteurs acceptent les conditions de récolte [actuelles], ils seront beaucoup plus endettés qu’ils ne le sont déjà aujourd’hui », a expliqué à l’AFP Roméo Meynard, le président de l’Union pour le développement cannier et agricole (UDCAG) et porte-parole des petits planteurs. Ceux-ci « représentent deux tiers de la production » et « très peu » d’entre eux ont décidé de récolter cette saison, a-t-il ajouté.

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Tout au long de la semaine du 15 avril, quelques dizaines de tracteurs et de camions mêlant producteurs et transporteurs de canne ont mené, conjointement ou séparément, des opérations de blocage au Moule, et à Sainte-Rose (Basse-Terre). Dans le même temps, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et la ministre déléguée chargée des Outre-mer, Marie Guévenoux, étaient en visite sur l’île. Interrogé le 18 avril sur la chaîne Guadeloupe La 1ère, M. Darmanin a souhaité que « tout le monde soit raisonnable, notamment ceux qui travaillent dans une économie subventionnée par l’État à 80 % ». Il a aussi appelé à ce que les industriels acceptent de négocier le prix de la canne. Pour rappel, le prix de la canne à sucre est fixé tous les cinq ans par convention entre les syndicats de planteurs, l’État et l’usinier.

Les planteurs réclament la revalorisation de la canne