Des acteurs de la filière sucrière en Guadeloupe ont entamé le 14 avril de nouvelles négociations sur les tarifs de la tonne de canne à sucre, après plus d’une semaine de tensions devant l’unique usine sucrière de l’île, a indiqué un porte-parole d’un collectif de planteurs. L’État et les collectivités ayant accepté la réouverture des négociations, le collectif a levé, le 11 avril, le blocage de l’usine de Gardel, la dernière de la sorte en Guadeloupe dite « continentale », où la campagne sucrière devait démarrer le 5 avril. « Le déblocage […] était un geste pour nos collègues qui ont commencé à couper leurs cannes », explique Willem Monrose, un des porte-parole du collectif, cité par l’AFP. Le mouvement a éclaté quelques jours après la signature, le 1er avril par les acteurs de la filière, l’État et les collectivités, d’une convention qui fixe pour cinq ans le montant des aides publiques allouées aux industriels et planteurs et le prix de la canne. Fixé à 84 €/t, ce nouveau prix « ne tient pas suffisamment compte de l’augmentation du coût de revient de la production », a estimé Willem Monrose, demandant 150 €/t. Pouvant durer jusqu’en juillet, ces nouvelles négociations portent aussi sur l’entrée des planteurs au capital de l’usine de Gardel et la révision des aides allouées aux planteurs et aux industriels.
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