Suite à la publication par la Commission européenne d’une étude sur « les stratégies d’adaptation de la chaîne d’approvisionnement en sucre après la fin des quotas sucriers » (demandée par le Parlement européen lors des négociations sur le règlement OCM pour la nouvelle Pac 2023-2027), plusieurs eurodéputés de la commission de l’Agriculture ont ouvertement critiqué le 21 avril ce travail, estimant que l’analyse menée ne répondait pas aux enjeux posés par la dérégulation du secteur et n’apportait pas de solutions concrètes. Le rapporteur sur le règlement OCM, Éric Andrieu (social-démocrate, France) a rappelé « l’importance d’avoir un cadre communautaire pour réguler les marchés et ainsi éviter les crises ». Son collègue, Gilles Lebreton (extrême-droite, France) a fustigé le manque d’ambition de cette étude qui, d’après lui, « se contente de la situation actuelle et n’apporte donc aucune perspective pour stabiliser la filière ». À cette fin, il a demandé à la Commission européenne, tout comme Anne Sander (Démocrates-Chrétiens, France), « si elle disposait d’outils précis pour stabiliser la filière ».
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À l’inverse, l’exécutif européen, loin de s’inquiéter, a indiqué que « l’UE fournissait une protection significative au secteur sucrier européen face aux importations, et que les contingents tarifaires n’étaient pas pleinement utilisés ». Avant d’assurer que « les plans stratégiques nationaux étaient la meilleure opportunité pour garantir la résilience du secteur sucrier ». Par ailleurs, Bruxelles promet que le groupe de haut niveau sur le sucre (mis en place suite aux difficultés rencontrées par le secteur) mènera une étude afin de détailler les mesures que pourrait prendre l’UE pour soutenir efficacement la filière en cas de déclin structurel.