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Sucre : en Guadeloupe, la campagne sucrière bloquée par le prix de la canne

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En Guadeloupe, les cannes à sucre sont toujours sur pied dans les champs. Pour la seconde année, les planteurs refusent de démarrer la campagne. « On n’ira pas tant qu’on travaillera à perte », prévient Wilhem Monrose, planteur de canne à Anse-Bertrand, au nom des agriculteurs en colère. Une vingtaine d’entre eux se sont réunis le 8 mars devant l’usine Gardel, située à l’est de la Grande-Terre, espérant un rendez-vous avec le directeur de la dernière unité sucrière de Guadeloupe continentale. Leur revendication : un prix plancher d’achat de la tonne de canne à 120 euros, sans condition de richesse saccharine, et fixé pour trois ans. « Sans ça, on ne coupe pas et on fait une année blanche. Avec ça, on peut commencer lundi », précise Rony Crane, responsable de la Coordination rurale de Guadeloupe, à l’AFP. Ce dernier rappelle que les planteurs demandaient initialement 160 euros, et qu’ils ont donc revu leur revendication à la baisse. « On est capables d’entendre que cela dépasse le chiffre d’affaires de l’usinier. »

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La sucrerie garde portes closes, à l’initiative de l’usinier lui-même, indique à l’AFP le directeur Nicolas Philippot, qui a mis son personnel au chômage technique. Et a refusé, le 8 mars, d’entrer dans une nouvelle discussion avec les planteurs qui s’étaient rendus devant ses portes. « L’année dernière, on a accepté de couper parce qu’on nous a vendu des négociations après la signature de la convention », qui fixe le prix pour cinq ans, rappelle pour sa part Wilhem Monrose. La tonne de canne était alors passée de 89 à 109 euros, mais les planteurs attendent toujours les discussions promises, selon leurs représentants.

Les planteurs demandent un prix plancher de 120 euros