Dans un communiqué du 8 janvier, la CGB (betteraviers, FNSEA) juge « très insuffisante » la récente initiative gouvernementale de suspendre les importations en provenance de pays tiers de denrées alimentaires contenant des résidus de pesticides interdits en Europe et en France, via un arrêté publié au JO 5 janvier. Le syndicat déplore que le texte ne se focalise que sur les résidus – ce qui exclut de fait le sucre et la betterave sucrière – et non pas sur l’emploi de pesticides interdits. « Aucun résidu de ces substances ne peut y être détecté lorsque le saccharose ou l’éthanol sont purs », argue-t-il. La CGB réclame aux autorités davantage de cohérence, en interdisant l’import de toutes cultures produites à l’aide de pesticides interdits en France ou en Europe. Elle rappelle que le principal souci de l’agriculture française reste la distorsion de concurrence. Le syndicat réaffirme son soutien à la réautorisation dérogatoire de l’acétamipride et de la flupyradifurone, prévue par la loi Entraves, mais censurée par le Conseil constitutionnel. Il demande un projet de loi spécifique ou l'intégration à la loi d'urgence agricole des « dispositions permettant aux filières concernées d’utiliser ces molécules ».
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KC