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Sucre : la CGB peste contre le quota d’importation ukrainien de 100 000 t

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Dans un communiqué du 7 juillet, la CGB (betteraviers français) s’insurge contre le quota d’importation de sucre ukrainien de 100 000 t par an sans droit de douane décidé par la Commission européenne le 4 juillet. Si ce volume s’avère inférieur au précédent (262 000 t lors de la campagne antérieure), « la pilule est amère. Ce volume de 100 000 t reste cinq fois supérieur à celui autorisé avant la guerre : c’est l’équivalent d’une sucrerie de l’Union européenne », alerte le vice-président du syndicat Guillaume Gandon. La CGB rappelle que les fermes de production en Ukraine sont bien plus compétitives que dans l’Hexagone : des surfaces de plusieurs dizaines (voire centaines) de milliers d’hectares, de nombreux produits phytosanitaires toujours autorisés, etc. Compte tenu du contexte en Ukraine, le syndicat peine à croire à une harmonisation des normes phytosanitaires d’ici 2028. Il pointe le fait que le marché européen est mature, et qu’en conséquence, « toute ouverture aux imports se traduit par des besoins moindres en production domestique et entraîne une baisse des prix », explique le vice-président. La CGB signale enfin que vingt sucreries ont fermé en six ans, dont six en France. « La Commission doit donc s’attendre à ce que nous demandions des mesures compensatoires pour les planteurs », prévient Guillaume Gandon.

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Les deux poids lourds français de la production de sucre à partir de betterave, Tereos et Cristal Union, avaient tous les deux annoncé de bons résultats financiers, malgré un contexte de marché du sucre déprimé. « Un rebond des prix est nécessaire, car le marché n’a pas intégré les hausses de coûts de production (énergie notamment). Les niveaux observés ne permettent pas de rémunérer les agriculteurs ainsi que les sucreries les moins compétitives », indiquait Stanislas Bouchard, directeur général adjoint de Cristal Union en conférence de presse le 10 juin.

Vingt sucreries ont fermé en six ans, dont six en France