La Commission n’envisage actuellement pas d’interdire l’utilisation d’isoglucose dans les aliments, ni de fixer des limites légales de glucose ou de fructose. Telle est la réponse de la Commission européenne à un pétitionnaire allemand (1) qui estime que la teneur en sucre des aliments devrait être plus strictement encadrée, en particulier en ce qui concerne les exigences relatives à l’étiquetage.
En réponse aux interrogations d’un citoyen allemand sur l’utilisation d’isoglucose dans les aliments, ainsi que son étiquetage sur les emballages, la Commission souligne que pour la majorité des denrées alimentaires préemballées, il est obligatoire d’étiqueter tous les ingrédients. Dans cette liste, les ingrédients sont désignés par leur nom spécifique, qui est également leur dénomination juridique. L’isoglucose ou d’autres termes, tels que sirop de glucose-fructose, sirop de fructose-glucose ou sirop de maïs à haute teneur en fructose, pourraient figurer dans la liste des ingrédients. Par conséquent, souligne la Commission, les consommateurs peuvent déterminer, à partir de la liste des ingrédients, si l’isoglucose est contenu dans un produit, ainsi qu’estimer son importance relative en tant qu’ingrédient, en examinant sa place dans la liste par rapport à d’autres ingrédients.
Concernant la quantité totale réelle de sucres, la Commission rappelle que la déclaration nutritionnelle est obligatoire pour la majorité des denrées alimentaires préemballées depuis le 13 décembre 2016. Les consommateurs sont informés de la quantité de sucres, qui équivaut à la somme de tous les monosaccharides et disaccharides présents dans une denrée alimentaire, à l’exception des polyols. Cette quantité déclarée résume la quantité de glucose et de fructose provenant d’ingrédients tels que l’isoglucose (un mélange de glucose et de fructose) ainsi que d’autres molécules de sucre, comme le lactose ou le saccharose. Tout en rappelant que la politique de santé publique, y compris en matière de nutrition, relève de la responsabilité d’abord des seuls États membres, la Commission indique néanmoins qu’elle soutient les efforts nationaux, notamment par l’entremise d’une série d’activités qui comprennent également des initiatives visant à réduire les apports en sucres afin de les rapprocher des niveaux recommandés. Elle cite par exemple la stratégie européenne pour les problèmes de santé liés à la nutrition, la surcharge pondérale et l’obésité, lancée en 2007, qui a pour mission de promouvoir une alimentation équilibrée et un mode de vie actif.
Dans le cas des niveaux de sucre, l’accent est mis sur sa réduction, ainsi que celle de l’isoglucose ajouté, du glucose ajouté et du fructose ajouté. La Commission précise qu’en février 2011, le groupe de haut niveau a convenu d’un cadre pour les initiatives volontaires concernant certains nutriments (énergie, matière grasse, acides gras saturés, acides gras trans, etc.). En 2015, le groupe de haut niveau a ajouté à ce cadre une annexe sur les sucres, promouvant une réduction volontaire de 10 % des sucres ajoutés dans les produits transformés d’ici 2020. Les États membres peuvent choisir de travailler sur les nutriments d’intérêt national et opter pour des stratégies nationales appropriées afin de réduire leurs apports, par exemple la reformulation des aliments. La Commission dit s’attendre à ce que les différents États membres et les exploitants du secteur alimentaire se penchent sur la reformulation des denrées alimentaires, y compris par rapport aux niveaux de sucre.
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