Phil Hogan a annoncé aux ministres de l’agriculture de l’UE, le 19 novembre à Bruxelles, la tenue, à une date encore à préciser, d’une réunion « à haut niveau » des États membres pour faire le point sur la situation difficile du secteur du sucre. Le commissaire européen a voulu ainsi répondre à de fortes préoccupations de nouveau exprimées par plusieurs États membres : Italie, Belgique, Roumanie, Grèce, Espagne, Hongrie, Slovénie, République tchèque. Il a toutefois réaffirmé qu’il n’y avait pas lieu d’intervenir sur ce marché, qui, avait-il dit le mois dernier, doit apprendre « l’autorégulation » (1).
Un représentant des services agricoles de la Commission de Bruxelles avait fait état de « premiers signes de reprise à court terme » du marché du sucre lors d’un échange de vues avec les députés de la commission de l’agriculture du Parlement européen, le 11 novembre à Strasbourg, citant notamment une réduction de la production de l’UE (-11 % à 18,7 millions de tonnes) et une forte diminution des excédents mondiaux en 2018-2019, ainsi qu’un déficit mondial attendu en 2019-2020.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La Commission s’en tient à une approche prudente en ce qui concerne l’activation de toute mesure de marché, afin de permettre au secteur de s’adapter au nouveau contexte post-quotas, avait-il confirmé.
(1) Voir n° 3650 du 25/06/18